Électricité : EDF relève ses prévisions de production nucléaire pour 2025-2026

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Électricité : EDF relève ses prévisions de production nucléaire pour 2025-2026
Électricité : EDF relève ses prévisions de production nucléaire pour 2025-2026 | L'EnerGeek

En franchissant une nouvelle étape dans la production d’énergie nucléaire, EDF annonce une révision à la hausse de ses prévisions pour les années à venir. Cet ajustement, incluant l’activation du réacteur EPR de Flamanville, souligne non seulement un retour aux capacités pré-COVID mais positionne également la France comme un acteur clé dans un marché mondial en pleine évolution.

L’impact de l’EPR de Flamanville dans les projections futures

Après avoir subi une baisse historique de sa production en 2022, tombant à 279 térawattheures — le plus bas niveau depuis trois décennies — EDF a rapidement rebondi. Les défis tels que la corrosion sous contrainte ont nécessité des vérifications et des réparations importantes dans plusieurs réacteurs, impactant gravement la production. Cependant, l’année 2023 a changé la donne avec une augmentation de 15 % par rapport à l’année précédente, atteignant 320,4 TWh. Ce redressement rapide a été essentiel pour permettre à la France de retrouver des niveaux de production similaires à ceux d’avant la crise sanitaire en 2024.

L’année 2025 verra la pleine intégration de l’EPR de Flamanville dans le réseau électrique français, une addition qui a tardé douze ans par rapport au calendrier initial. Ce nouvel apport est essentiel alors qu’EDF ajuste ses prévisions de production à entre 350 et 370 térawattheures pour 2025 et 2026, peut-on lire sur La Tribune, contre une estimation précédente plus basse. L’inclusion de Flamanville, qui a déjà permis à la France de battre son record d’exportation nette d’électricité à 89 TWh en 2024, promet de renforcer la position du nucléaire dans le mix énergétique national.

Une production record en prévision

Pour 2025, la production d’électricité d’origine nucléaire en France est prévue pour atteindre des niveaux record, illustrant une croissance stable et robuste. Ce dynamisme du secteur est capital alors que le pays continue de promouvoir son modèle énergétique bas carbone face aux exigences de Bruxelles et aux objectifs climatiques européens. Avec une part de 67,41% dans la production électrique, le nucléaire demeure la pierre angulaire de la stratégie énergétique française.

Alors que la France se prépare à établir de nouveaux records, le paysage mondial de l’énergie nucléaire connaît également des changements importants. L’Agence internationale de l’énergie a noté en janvier que le centre géographique de l’énergie nucléaire se déplace progressivement vers la Chine, au détriment des anciennes puissances nucléaires comme les États-Unis et la France. Cette évolution reflète un déplacement des capacités de production qui sera capital pour les décennies à venir, notamment avec plus de 70 gigawatts de nouvelles capacités en construction à travers le monde.

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