La France pourrait connaître sa sixième canicule depuis le mois de mai 2026. Les températures pourraient approcher les 40 °C dans le sud du pays, avec un pic attendu le samedi 5 septembre 2026, coïncidant avec le premier week-end suivant la rentrée des classes.
Le scénario se confirme à partir du 3 septembre 2026, selon les dernières prévisions et modèles météorologiques. À cette date, le courant-jet serait repoussé vers le nord, au niveau des îles Britanniques, pendant qu’une dorsale se renforcerait sur la Méditerranée. Une percée d’air chaud doit remonter par le nord de l’Afrique et l’Espagne dès jeudi, avant de s’installer sur l’Occitanie, l’Aquitaine et une partie de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
La hausse des températures se ferait sentir dès le 4 septembre, avec des maximales comprises entre 30 et 31 °C dans le Sud-Ouest, localement 31 à 33 °C. Le basculement suivant serait particulièrement brutal : entre le 4 et le 5 septembre, les thermomètres pourraient bondir jusqu’à 37-39 °C dans cette même zone, avec un pic local à 39 °C.
La barre des 40 °C pourrait même être franchie. Le météorologue Yann Amice juge ce signal « bien confirmé » par les modèles ECMWF et AIFS.
L’écart entre le nord et le sud du pays serait particulièrement marqué le 5 septembre. Le sud et le pourtour méditerranéen pourraient afficher localement entre 39 et 40 °C, contre 22 à 28 °C dans le nord de l’Hexagone.
Des prévisionnistes plus prudents sur la durée de l’épisode
Toutes les sources ne calquent pas exactement le même scénario. La Chaîne Météo évoque des valeurs flirtant avec les 35 degrés sur le Sud-Ouest entre le vendredi 4 et, à minima, le dimanche 6 septembre, sans reprendre le chiffre de 40 °C évoqué par ailleurs.
Le site table même sur une poursuite de la chaleur au-delà du week-end : selon les modèles GFS relayés par Météociel, Toulouse pourrait atteindre 35 degrés le lundi 7 septembre, et Tarbes grimper à 35 degrés dès le vendredi 4 avant de culminer à 36 degrés le lundi suivant.
La Chaîne Météo se garde toutefois de parler de canicule à ce stade. Ses prévisionnistes notent que si le signal d’un retour des fortes chaleurs est désormais pleinement établi pour la fin de la semaine, la durée et l’intensité de cet épisode de forte chaleur présentent encore peu de fiabilité. Les scénarios divergeraient notamment sur la capacité de l’anticyclone à résister aux perturbations atlantiques.
Au nord d’une ligne reliant le bassin d’Arcachon à la vallée du Rhône, l’ambiance resterait bien plus clémente : autour de 27 à 28 degrés sous le soleil en région parisienne, et pas plus de 21 degrés sur la côte normande. De quoi profiter d’un week-end de décompression pour les familles venant de vivre la rentrée.
Après le pic du 5 septembre, une décrue progressive est envisagée, même si la dorsale devrait se maintenir jusqu’aux 8 et 9 septembre, selon Yann Amice, qui précise que « cette configuration devrait ensuite se maintenir jusqu’aux 8 et 9 septembre ».
Un autre signal, encore incertain, se dessine autour des 9 et 10 septembre : un talweg pourrait arriver par la Bretagne. Selon la trajectoire qu’il emprunterait, il pourrait soit effacer la dorsale résiduelle, soit au contraire la repousser et l’amplifier vers l’est, ce qui provoquerait une dernière poussée de chaleur avant son arrivée sur l’est du pays.
Ce second scénario commence à apparaître dans le modèle AIFS, mais Yann Amice reste prudent : la confirmation n’est pas encore acquise pour cette échéance.






