Devant son compteur Linky, il suffit d’appuyer sur les touches + et − pour faire défiler les écrans jusqu’à un affichage intitulé PUISSANCE APP, explique le magazine Maison et Travaux. Exprimée en voltampères, cette donnée indique la puissance consommée dans le logement à l’instant précis où elle est consultée.
L’intérêt de cette lecture tient à sa réactivité. Brancher le moindre chargeur entraîne une variation visible immédiatement sur l’écran, ce qui permet de repérer des consommations invisibles à l’œil nu, comme celles d’appareils laissés en veille.
Plus de 36 millions de compteurs Linky sont désormais installés en France. Leur déploiement continue de susciter des critiques, notamment sur les données collectées, mais le boîtier propose aussi des fonctions que peu d’utilisateurs exploitent réellement.
Un test à vide pour repérer les appareils gourmands
Pour identifier ce qui pèse sur la facture, il est conseillé d’éteindre progressivement les appareils électriques du logement en observant l’évolution de la puissance affichée. Une consommation résiduelle faible reste normale, certains équipements continuant de fonctionner en arrière-plan.
Si la puissance demeure élevée alors que tout est arrêté, le signal peut être plus sérieux. Il faut alors contacter son fournisseur d’énergie ou faire appel à un professionnel, le compteur pouvant, rarement, être lui-même défaillant. Mieux vaut réaliser plusieurs contrôles avant de faire venir quelqu’un, pour être certain du dysfonctionnement.
Deux boutons pour naviguer dans tous les écrans
Le bouton + à droite fait défiler les écrans vers l’avant en appui court : index de consommation, puissance instantanée, puissance maximale, option tarifaire, puis numéro PRM. Le bouton − à gauche fait défiler vers l’arrière, sans autre fonction spécifique.
L’index varie selon le contrat : un seul chiffre en option Base, deux index en heures pleines et heures creuses, six en option Tempo. La puissance maximale, elle, correspond au pic enregistré sur la journée et se remet à zéro chaque nuit ; si elle approche régulièrement la puissance souscrite, une augmentation d’abonnement peut se justifier.
L’écran affiche aussi l’option tarifaire et la puissance souscrite en kVA, comme sur la facture, ainsi que le numéro PRM à 14 chiffres, indispensable pour changer de fournisseur.
Sous l’écran, une LED verte clignote dès qu’un peu d’électricité circule, à une fréquence proportionnelle à la puissance instantanée. Un clignotement lent traduit une consommation faible, comme des appareils en veille : rien d’anormal. Un clignotement rapide signale une consommation élevée, four ou lave-linge en marche par exemple.
Un voyant éteint sans intervention de l’utilisateur peut en revanche indiquer une coupure de courant, un dépassement de puissance ou une panne. Il est alors recommandé de vérifier le disjoncteur principal et de tenter un appui long sur le bouton +.
Ce message apparaît quand la consommation instantanée dépasse la puissance souscrite. Contrairement aux anciens compteurs, qui toléraient un dépassement temporaire, le Linky coupe l’alimentation sans délai.
Pour rétablir le courant, il faut éteindre ou débrancher les gros consommateurs, four, lave-linge ou chauffe-eau, puis maintenir le bouton + enfoncé pendant 5 secondes. Le courant revient alors automatiquement si la charge a suffisamment baissé, en moins de 30 secondes.
Si l’appui long ne suffit pas, il faut vérifier le disjoncteur principal ; si le problème persiste, un appel à Enedis au 09 726 750 suivi du numéro de département permet une intervention gratuite en cas de compteur défaillant.






