Entre confort et facture d’électricité maîtrisée, le curseur se situe à 25°C. C’est la recommandation standard lorsque les occupants sont chez eux, celle qui permet d’équilibrer la sensation de fraîcheur et les économies d’énergie sur la durée de la saison chaude.
Si ce chiffre paraît trop élevé, il est possible de viser plutôt 24°C, l’humidité intérieure jouant alors un rôle déterminant dans le ressenti : un taux trop élevé peut rendre cette température poisseuse, d’où l’intérêt de disposer d’un climatiseur correctement dimensionné pour évacuer l’humidité.
Pas besoin de couper la clim en partant travailler
Quand le logement est vide, journée de travail ou courses obligent, la plage recommandée grimpe entre 26°C et 29°C. Cette stratégie de repli évite de climatiser une maison inoccupée sans pour autant laisser le système repartir de zéro au retour des habitants.
Deux idées reçues circulent pourtant sur ces réglages. La première voudrait que descendre très bas sur le thermostat refroidisse la pièce plus vite. Faux : l’appareil refroidit à un rythme constant, régler à 18°C ne va pas plus vite qu’à 24°C, cela fait simplement tourner le système plus longtemps et consommer davantage.
La deuxième laisse penser qu’éteindre complètement la climatisation en cas d’absence économiserait plus d’énergie. C’est l’inverse : refroidir une maison surchauffée depuis zéro coûte souvent plus cher que de maintenir une température de repli constante.
Reste le mythe du degré fatal sur la facture. Là encore, Mike Lea de chez Heating & Cooling Systems se veut rassurant : il indique que si 22 degrés convient bien mieux, il vaut mieux choisir 24, précisant qu’on parle probablement d’une différence de quelques euros par mois. Il applique le même raisonnement au chauffage hivernal, où un ou deux degrés d’écart pèsent tout aussi peu sur le budget mensuel.
D’autres paramètres viennent affiner ces repères. Le nombre d’occupants influe sur le ressenti, davantage de monde générant davantage de chaleur corporelle et pouvant justifier un réglage plus frais. Le confort reste avant tout subjectif : il s’agit de trouver le point d’équilibre qui convient à tout le foyer.
Le climat local compte aussi : dans les régions où les étés sont particulièrement rudes, le système travaille plus et des réglages plus bas peuvent s’imposer, alors que les climats plus doux tolèrent des températures plus hautes et plus économes.





