Canicule : pourquoi votre climatiseur perd jusqu’à 30% de puissance au-dessus de 40°C

Passé 40 degrés dehors, votre climatiseur rend les armes, même flambant neuf. La chaleur des murs, les mauvais réglages, l’entretien négligé : quatre gestes simples suffisent à inverser la tendance et sauver votre été.

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Canicule : pourquoi votre climatiseur perd jusqu'à 30% de puissance au-dessus de 40°C
Canicule : pourquoi votre climatiseur perd jusqu’à 30% de puissance au-dessus de 40°C © L'EnerGeek

Un climatiseur mobile flambant neuf, correctement installé, et qui pourtant ne parvient pas à faire baisser la température de la pièce : le scénario n’a rien d’un défaut de fabrication. En période de canicule, c’est souvent la chaleur elle-même qui met l’appareil en échec.

Avant d’incriminer la machine, mieux vaut vérifier les bases. Le mode « Cool », symbolisé par un flocon, doit être activé. Et pour que le cycle de refroidissement se déclenche vraiment, la température demandée doit être inférieure d’au moins 3 à 4 degrés à celle de la pièce, selon le site HomeServe.

Pourquoi la machine cale au-delà de 40 degrés

Un climatiseur ne fabrique pas de froid : il aspire la chaleur de la pièce pour la rejeter à l’extérieur, grâce à un fluide qui assure cet échange thermique. Le procédé fonctionne bien tant que l’air extérieur reste dans des limites raisonnables. Au-delà, tout se complique.

Selon le site Viguier Climatisation, un appareil fonctionne efficacement en mode froid jusqu’à une température extérieure d’environ 45 degrés. D’autres sources évoquent des difficultés dès 40 degrés. Passé ces seuils, un climatiseur mural ou gainable peut surchauffer, la pression dans le circuit frigorifique grimpe fortement, et les performances s’en ressentent directement.

Les murs du logement aggravent le phénomène. Frappés par le soleil, ils retiennent la chaleur plus longtemps et la restituent ensuite vers l’intérieur, réchauffant encore l’air ambiant que le climatiseur doit combattre.

Quatre réflexes permettent de limiter la casse. D’abord, ne pas creuser l’écart de température au-delà de 7 degrés entre l’intérieur et l’extérieur en pleine journée, un exercice qui devient périlleux quand le thermomètre extérieur affiche 41 degrés. Cette précaution évite d’épuiser l’appareil et de faire grimper la facture électrique.

  • Ensuite, traquer les sources de chaleur superflues à l’intérieur : plaques de cuisson, four, ordinateur de bureau. Ces appareils gagnent à être utilisés « à la fraîche », tôt le matin ou tard le soir, sauf impératif de télétravail.
  • Troisième réflexe, garder volets et rideaux fermés dès que le soleil tape sur les fenêtres, et n’ouvrir en grand qu’à la nuit tombée, lorsque l’air extérieur repasse sous la température intérieure. Ce geste, souvent négligé, reste l’un des plus efficaces : empêcher la chaleur d’entrer soulage directement le climatiseur, tout comme certaines astuces anticanicule.
  • Enfin, l’entretien des filtres ne doit pas être relégué au second plan. À force de brasser de l’air en continu, l’appareil accumule de la poussière, et un filtre encrassé réduit fortement le débit d’air, donc les performances. En période de forte utilisation, un nettoyage toutes les deux semaines est recommandé au minimum.

Un foyer sur quatre déjà équipé, un sur deux visé pour 2050

En 2020, un foyer français sur quatre disposait déjà d’un système de climatisation, selon l’Ademe. L’agence anticipe qu’un logement sur deux en sera équipé d’ici 2050. Dans certains pays habitués aux fortes chaleurs comme le Japon, la Chine ou les États-Unis, le taux d’équipement atteint déjà 90 %.

En France, cette montée en puissance de la climatisation s’est nettement accélérée ces dernières années, à mesure que les vagues de chaleur se multiplient.

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