Automobile : l’électrique prend le pouvoir en Europe, les ventes bondissent de 30 % en 2025

En 2025, les voitures électriques ont enregistré une envolée spectaculaire de leurs ventes en Europe, reléguant les modèles thermiques à une position désormais minoritaire.

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Automobile : l’électrique prend le pouvoir en Europe, les ventes bondissent de 30 % en 2025
Automobile : l’électrique prend le pouvoir en Europe, les ventes bondissent de 30 % en 2025 © L'EnerGeek

Le 27 janvier 2026, l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA) a publié les chiffres définitifs des immatriculations pour l’année 2025. Il en ressort que les voitures électriques ont non seulement confirmé leur essor, mais qu’elles ont désormais pris une place centrale dans le paysage automobile européen. Cette progression marque un changement profond dans les habitudes de consommation, porté par la réglementation, l’offre industrielle et les attentes sociétales.

Les voitures électriques tirent le marché, les thermiques en recul historique

L’année 2025 s’est conclue sur une hausse de 1,8 % des immatriculations de voitures neuves dans l’Union européenne, avec un total de 10,82 millions de véhicules vendus, selon les chiffres consolidés par l’ACEA. Cette croissance globale, relativement modeste, masque une dynamique bien plus marquée du côté des voitures électriques, qui ont vu leurs ventes s’envoler de 29,9 % sur un an, atteignant 1,88 million d’unités.

Désormais, ces modèles zéro émission représentent 17,4 % de l’ensemble des nouvelles immatriculations, une percée sans précédent. En parallèle, la proportion des véhicules thermiques, essence et diesel confondus, a continué de décroître, ne représentant plus qu’environ 36,1 % du marché à la fin novembre 2025. Ce recul s’inscrit dans une tendance entamée plusieurs années auparavant, mais qui semble avoir franchi un seuil symbolique. D’après les données de l’ACEA, rapportées par Le Figaro, jusqu’en novembre 2025, les véhicules 100 % électriques détenaient 16,9 % de parts de marché, tandis que les hybrides, rechargeables ou non, atteignaient 34,6 %, confirmant le basculement global vers des motorisations électrifiées. Ce rapport de force illustre la montée en puissance des modèles alternatifs, qui pèsent désormais plus des deux tiers du marché.

Hybrides et électrification généralisée : la nouvelle norme européenne

Si les voitures électriques 100 % batterie impressionnent par leur progression, les hybrides constituent l’autre pilier de cette transformation. Avec 34,6 % des parts de marché cumulées, ces modèles jouent un rôle charnière dans la transition énergétique. Ils séduisent notamment les automobilistes encore réticents à franchir le cap du tout électrique, en raison de l’autonomie ou des infrastructures de recharge encore inégalement réparties.

Cette dynamique est également favorisée par l’offre croissante des constructeurs. De nombreux modèles hybrides sont venus enrichir les catalogues en 2025, dans presque toutes les gammes de prix et de carrosseries. Résultat : les ventes s’envolent, notamment sur des segments stratégiques comme les SUV compacts ou les citadines polyvalentes. Dans ce contexte, les voitures thermiques ne résistent que partiellement. Leur recul est net, même si certaines motorisations diesel restent prisées dans certains pays du Nord ou pour des usages professionnels. L’essence, quant à elle, conserve quelques bastions, mais elle cède progressivement du terrain face à l’essor des alternatives électrifiées.

L’Europe accélère : aides publiques et règlementations au cœur de la transition

Cette révolution industrielle et commerciale ne s’explique pas uniquement par des dynamiques de marché. Les politiques publiques européennes, ainsi que les stratégies nationales, ont joué un rôle décisif dans cette reconfiguration. À l’horizon 2035, l’interdiction programmée de la vente de véhicules neufs à moteur thermique dans l’UE agit déjà comme un puissant signal d’orientation. Dès 2025, plusieurs États membres ont renforcé leurs incitations financières, à travers des bonus à l’achat, des exonérations fiscales ou encore des facilités d’accès aux zones à faibles émissions. Par ailleurs, l’investissement public dans les infrastructures de recharge a permis d’atteindre une couverture plus homogène sur le territoire européen, rassurant les potentiels acheteurs d’électriques.

Cette convergence d’actions publiques et de réponses industrielles crée un effet d’entraînement. La compétitivité des modèles électriques s’accroît, tant en termes de prix que de performances. Des véhicules plus autonomes, mieux équipés et mieux intégrés à leur environnement numérique séduisent un nombre croissant de consommateurs, y compris hors des métropoles.

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