La tempête Goretti a touché la France avec des rafales de vent d’une rare violence. Le site de la centrale nucléaire de Flamanville a été touché. EDF annonce la mise à l’arrêt de plusieurs réacteurs.
La centrale de Flamanville arrêtée après la tempête Goretti
Le 9 janvier 2026, au lendemain du passage de la tempête Goretti sur la façade nord-ouest du pays, EDF a procédé à l’inspection de plusieurs unités de la centrale nucléaire de Flamanville, située dans la Manche. Selon l’électricien public, cette décision s’inscrit dans l’application stricte des procédures de sûreté prévues pour ce type de situation, alors que des vents d’une intensité exceptionnelle ont frappé le Cotentin.
Au-delà de la mise à l’arrêt immédiate du site, EDF annonce que la centrale nucléaire de Flamanville restera indisponible plusieurs semaines en raison de dégradations constatées sur des équipements périphériques. D’après la Société française d’énergie nucléaire, relayée par la Revue générale nucléaire, la tempête Goretti a endommagé des éléments du poste électrique externe alimentant le site. Ces installations jouent un rôle clé dans l’évacuation de l’électricité produite et dans l’alimentation de secours des systèmes de sûreté, selon les standards de conception des centrales nucléaires françaises.
EDF indique que les réparations engagées nécessiteront un délai significatif. Selon la RGN, les réacteurs n°1 et n°3 devraient rester à l’arrêt jusqu’au 1er février 2026, sous réserve de l’achèvement des travaux et des contrôles réglementaires. Cette échéance a été confirmée par plusieurs médias spécialisés, alors que près de 380 000 foyers ont été privés d’électricité en France lors du passage de la tempête. « La déconnexion des réacteurs nucléaires relève typiquement des dispositions visant à assurer la mise en sécurité des installations en cas de conditions d’exploitation anormales », a précisé EDF dans un communiqué analysé par la RGN, soulignant le caractère standard de la décision au regard des procédures existantes.
Surveillance renforcée et enjeux énergétiques autour de Flamanville
Cet arrêt intervient dans un contexte énergétique déjà tendu, alors que la centrale nucléaire de Flamanville constitue un site stratégique du parc français. Au-delà des deux réacteurs de 1 300 mégawatts, le site accueille l’EPR de Flamanville 3, symbole du renouveau nucléaire français, régulièrement scruté pour ses enjeux industriels et financiers.
Même si l’événement n’a pas eu de conséquence radiologique, selon les autorités, il illustre la vulnérabilité croissante des infrastructures énergétiques face aux phénomènes climatiques extrêmes. EDF rappelle toutefois que la sûreté des installations est restée garantie tout au long de l’épisode, grâce à des procédures éprouvées et à une coordination étroite entre l’exploitant et les autorités de contrôle.






