La recherche du système de chauffage le plus efficace et économique est devenue une priorité mondiale. Depuis les accords de la COP21 de Paris en 2015, gouvernements, chercheurs et citoyens s’intéressent de plus près à la manière de concilier efficacité énergétique et rentabilité tout en limitant l’impact environnemental. Les chercheurs de l’Université technique de Munich, en Allemagne, mènent actuellement des études comparatives pour déterminer les systèmes de chauffage les mieux adaptés aux enjeux actuels.
Ce que dit l’étude allemande
Confrontés à des enjeux environnementaux majeurs, des scientifiques allemands ont réalisé une étude comparative pour évaluer divers systèmes de chauffage dans le cadre d’un logement allemand typique de deux étages. Cette étude comparative porte sur 13 systèmes de chauffage différents et vise à répondre à la question : « Quel est le système de chauffage le plus efficace et économique, d’après la science ? »
La recherche couvre des critères économiques et environnementaux clés : le coût d’installation, la consommation d’énergie, les frais de maintenance, et les émissions individuelles de CO2. L’approvisionnement en électricité entre aussi fortement dans l’analyse, notamment pour les pompes à chaleur, où « l’approvisionnement en électricité représente plus de 90 % de l’impact environnemental ».
Ce que l’étude a révélé
L’étude a permis de classer l’efficacité et les coûts associés aux différents systèmes. Selon les résultats, la combinaison d’une pompe à chaleur air-eau avec des panneaux photovoltaïques arrive en tête pour son efficacité et son impact réduit, rapporte le journal La République des Pyrénées. Ce type d’association permet de diminuer fortement l’empreinte environnementale des pompes à chaleur, ce qui justifie le recours à une production électrique renouvelable.
Les chaudières à gazéification de bois sont reconnues comme parmi les plus éco-efficaces. Les systèmes de chauffage à base de biomasse, qui utilisent des matières premières renouvelables d’origine naturelle, affichent un impact environnemental 17 % plus faible que les chaudières à gaz, tout en réduisant les coûts de 6 %.






