L’Europe interdit le gaz russe dès 2027

Un tournant historique dans la politique énergétique de l’Union Européenne. Dès 2027, les États membres n’achèteront plus de gaz russe.

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Cette fois, c’est officiel ! L’Europe vient de parvenir à un accord pour interdire le gaz russe sur le Vieux Continent. La mesure entrera en vigueur à la fin de l’année 2027.


La fin du gaz russe en Europe dès 2027


L’Union européenne a tranché. Réunis à Bruxelles, les États membres sont parvenus à un accord historique visant à bannir complètement le gaz russe du marché européen d’ici à la fin de 2027. Cette mesure, négociée de longue date, concrétise la volonté du bloc de s’affranchir définitivement de sa dépendance énergétique vis-à-vis de Moscou. « C’est un tournant historique pour notre sécurité énergétique et notre indépendance vis-à-vis du Kremlin », a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à l’issue de la réunion.


L’accord n’a pas été obtenu sans heurts. Plusieurs pays, dont la Hongrie, très dépendante du gaz russe, s’étaient opposés à une interdiction totale. Budapest a finalement levé son veto après avoir obtenu des garanties concernant la sécurisation de ses approvisionnements essentiels. « Nous avons obtenu des garanties pour sécuriser nos besoins énergétiques », a confirmé le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán. Le compromis prévoit une période de transition progressive pour les États membres les plus vulnérables. La Commission européenne accompagnera financièrement et techniquement les projets de diversification, notamment via des interconnexions gazières et un renforcement du recours au gaz naturel liquéfié (GNL).


La fin d’une dépendance historique


Avant l’invasion de l’Ukraine en février 2022, la Russie fournissait près de 40 % du gaz consommé dans l’Union européenne. Aujourd’hui, cette part est tombée à moins de 10 %, grâce à la montée en puissance des importations de GNL américain, norvégien ou qatari, et à la baisse de la demande globale. Cette décision, bien qu’attendue, revêt une forte portée politique. Elle inscrit durablement la rupture énergétique entre l’Europe et la Russie, entamée dès 2022 avec la réduction drastique des flux de gaz via le gazoduc Nord Stream, une manière pour les Européens de soutenir indirectement l’Ukraine.


Malgré cette avancée, le chemin vers l’indépendance énergétique reste semé d’embûches. Certains experts estiment que l’arrêt complet des importations russes pourrait encore fragiliser le marché européen du gaz, déjà soumis à de fortes tensions. La Commission mise sur la sobriété énergétique, le développement des énergies renouvelables et une meilleure coordination entre États membres pour stabiliser les prix.

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