La Cop 30, rendez-vous planétaire majeur sur les changements climatiques, a démarré le lundi 10 novembre à Belém, au Brésil. Sous la direction du diplomate brésilien André Corrêa do Lago, cet événement international met en lumière le rôle prédominant que la Chine joue dans la transition énergétique. Aujourd’hui, Pékin est vue non seulement comme le premier émetteur de CO2, confirme BFMTV, mais aussi comme un fournisseur de solutions énergétiques durables grâce à ses innovations technologiques et sa position dominante sur le marché des technologies bas carbone.
Le rôle majeur de la Chine dans la transition énergétique
La Chine a pris une sacrée avance dans le secteur des énergies renouvelables, notamment grâce à son projet ambitieux de centrale solaire en orbite terrestre. En 2023, elle fabriquait 85 % des panneaux solaires du monde, devenant ainsi un acteur incontournable dans ce domaine. Selon une étude de l’université de Surrey, l’énergie solaire est désormais proposée au tarif le plus bas. Avec plus de 250 GW installés dès le premier semestre 2025, Pékin montre sa volonté d’accélérer l’électrification, et ce, malgré l’absence de réserves marquantes d’hydrocarbures.
Les investissements chinois ne se limitent pas à leurs frontières. Les entreprises de Pékin annoncent en effet plus de 200 milliards d’euros d’investissements dans les énergies bas-carbone à l’étranger (un montant qui dépasse celui du Plan Marshall). Cette stratégie d’expansion permet à la Chine de renforcer son influence économique et politique au niveau international.
Effets économiques et défis
Les panneaux solaires venus de Chine font leur effet en Afrique, où les importations ont triplé en deux ans pour atteindre une capacité de 11,2 GW. Au Sierra Leone, ces installations ont théoriquement permis de booster la production électrique de 61 %. Tandis qu’au Nigéria, un panneau de 420 watts, aux alentours de 60 euros, peut générer jusqu’à 550 kWh par an. Par rapport aux coûts actuels du diesel, c’est un retour sur investissement qui se réalise en seulement six mois.
André Corrêa do Lago apprécie cette dynamique en affirmant que « les pays émergents abordent cette Cop avec un angle différent », soulignant que « la Chine apporte des solutions pour tous ». Il rappelle ainsi que les panneaux solaires sont non seulement compétitifs mais aussi présents partout, une excellente nouvelle pour notre climat.
Les défis sur le front environnemental et technologique
Cependant, tout n’est pas parfait. Les vastes champs de panneaux solaires risquent de modifier les courants atmosphériques et de diminuer les précipitations dans d’autres régions. Parallèlement, la bataille pour accéder aux terres rares se fait de plus en plus vive, la maîtrise des nouvelles chaînes de valeur devenant une question primordiale.
Côté technologie, la région autonome du Ningxia en Chine illustre bien ces changements avec ses immenses fermes photovoltaïques pilotées par Baofeng. Ces installations, dotées d’un système d’orientation automatique pour optimiser la captation solaire, culminent à une puissance de 1 gigawatt (GW). Elles surpassent celles d’Europe et visent à terme une capacité totale de 30 GW.






