Le 30 septembre 2025 marque la réouverture du guichet MaPrimeRénov’ pour les rénovations d’ampleur. Cette étape clé pour la rénovation dans l’immobilier intervient après une suspension estivale et des règles plus strictes. Parallèlement, une panne a perturbé le site, et la publication, le 29 septembre 2025, du bilan DGCCRF sur les irrégularités et sanctions rappelle la nécessité d’une vigilance accrue autour des travaux et des entreprises intervenant dans la rénovation.
MaPrimeRénov’ revient avec des conditions plus strictes
La rénovation soutenue par MaPrimeRénov’ revient, mais différemment. La réouverture du guichet concerne d’abord les rénovations d’ampleur et cible prioritairement les ménages aux revenus très modestes, avec un recentrage sur les logements classés E, F ou G au DPE, selon le portail Service-Public.fr. Les modalités changent pour cette rénovation : l’accès est restreint au démarrage, et les plafonds ainsi que les règles d’éligibilité sont revus. La rénovation par geste, la copropriété et MaPrimeAdapt’ n’ont pas été suspendus, détaille France Rénov’.
La rénovation énergétique reste fortement soumise à des contraintes budgétaires. D’après le ministère chargé du Logement, un maximum de 13 000 nouveaux dossiers pourra être déposé jusqu’à fin 2025, et ils seront « instruits et engagés au premier trimestre 2026, sous réserve du vote de la loi de finances », selon BFMTV. Dès la réouverture, toutefois, la plateforme a connu des bugs et une saturation rendant difficile le dépôt des dossiers de travaux, relate TF1 Info.
La rénovation subventionnée voit également ses paramètres financiers être resserrés : l’AFP rapporte que le plafond des travaux éligibles pour la rénovation d’ampleur est abaissé à 40 000 euros (contre 70 000 euros auparavant), et que la subvention maximale pour un ménage très modeste baisse de 63 000 à 32 000 euros ; seuls les logements E, F ou G sont éligibles au départ, les ménages très modestes étant prioritaires.
Vigilance maximale : ce que dit la DGCCRF sur les irrégularités des entreprises de la rénovation
Au moment où l’aide redémarre, la rénovation reste exposée à des pratiques à risque. La DGCCRF publie un bilan soulignant 34 % d’irrégularités chez près de 1 000 établissements contrôlés en 2024, soit +20 % de contrôles par rapport à 2023. Les irrégularités visent des entreprises et touchent à des clauses abusives, des démarchages téléphoniques illicites ou des arguments trompeurs autour des travaux de rénovation.
« Des manquements graves ont été observés chez un tiers des professionnels contrôlés », indique l’administration. La DGCCRF précise toutefois que ce taux est ciblé : « Ce taux est élevé mais doit être relativisé car les contrôles […] sont effectués sur la base de plaintes et signalements ; ils ne sont donc pas représentatifs du secteur dans son ensemble ».
Plus de 140 procès-verbaux pénaux ont été transmis à la justice, couplés à environ 140 injonctions de mise en conformité et plus de 50 amendes administratives, notamment pour démarchage interdit.





