La transition énergétique mondiale bat son plein, et on voit de plus en plus le soleil et le vent devenir des sources d’énergie. Mais ces énergies « intermittentes » posent un vrai casse-tête aux gestionnaires de réseaux électriques qui doivent maintenir une alimentation continue. Avec la montée en flèche des véhicules électriques (VE) et des applications d’intelligence artificielle (IA), la demande d’électricité surprend souvent tout le monde. D’où le besoin urgent de trouver des solutions efficaces pour stocker l’énergie en grande quantité.
Les soucis des batteries lithium-ion
Aujourd’hui, les batteries lithium-ion font largement le boulot pour stocker l’électricité. Efficaces, certes, elles comportent néanmoins plusieurs inconvénients. L’extraction du lithium et d’autres éléments rares n’est pas sans conséquence. En plus, ces batteries vieillissent avec le temps et le recyclage de ces dernières reste compliqué. Il y a aussi le souci géopolitique : la Chine tient environ 72 % du marché mondial des batteries lithium-ion. Enfin, la complexité des chaînes d’approvisionnement et les répercussions sur l’environnement font l’objet de vives inquiétudes.
Une option plus propre : les batteries à gravité
Face aux limites des technologies actuelles, les batteries sodium-ion se présentent comme une alternative intéressante. Ces systèmes utilisent la force de la gravité pour stocker et restituer de l’énergie, offrant ainsi une solution plus propre et plus durable que les technologies chimiques classiques. En effet, l’énergie potentielle gravitationnelle ne se perd pas avec le temps, ce qui est un gros avantage.
Les premières applications remontent à 1907 en Suisse avec l’hydroélectricité par pompage. Ce procédé, malgré son efficacité, nécessite des conditions géographiques particulières. Aujourd’hui, de nouvelles méthodes consistent à soulever des masses lourdes, puis à transformer l’énergie cinétique libérée lors de leur descente en électricité.
Projets EVx et Gravitricity en action
En Chine, un projet novateur nommé EVx voit le jour. Développé par le gouvernement chinois en collaboration avec l’entreprise suisse Energy Vault, ce système, implanté à Rudong, repose sur une tour mécanique de plus de 120 mètres de haut, offrant une capacité de 100 MWh et une efficacité de cycle supérieure à 80 %. Fait intéressant, chaque bloc de ce système est fabriqué à partir de matériaux locaux tels que le sol, le sable ou même des déchets recyclés.
De son côté, en Écosse, l’entreprise Gravitricity expérimente une installation pilote dans le port de Leith. Ici, on recycle des puits de mines abandonnés pour stocker de l’énergie, démontrant ainsi que cette technologie peut s’adapter à des sites variés.







Est-ce que l’auteur c’est relu ?
Dans le deuxième paragraphe il parle de batterie sodium ion, et la phrase d’après il dit que ces systèmes utilise la gravité ???
Et a quelle moment une construction physique et immobile pourra remplacer des batterie comme présenter en photo d’illustration ?
Ces systèmes permettent de stocker effectivement l’énergie mais pour la redistribuer ensuite sur le réseau. A aucun moment ils ne pourront ce substituer aux stockages chimiques pour toutes ce qui concerne la mobilité.