Gaz, électricité : votre facture d’énergie va grimper en août 2025, voici pourquoi

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Gaz, électricité : votre facture d’énergie va grimper en août 2025, voici pourquoi
Gaz, électricité : votre facture d’énergie va grimper en août 2025, voici pourquoi © L'EnerGeek

À compter du 1er août 2025, les consommateurs français devront composer avec une modification fiscale majeure qui affectera directement leur facture d’énergie : le taux de TVA (taxe sur la valeur ajoutée) appliqué à la partie abonnement de l’électricité et du gaz grimpe brutalement de 5,5 % à 20 %. Cette décision, inscrite dans la loi de finances pour 2025 promulguée le 14 février 2025, vise officiellement à se conformer au droit européen. Mais derrière cette justification se cache une augmentation bien réelle, chiffrable et pérenne pour des millions de foyers.

Une facture plus salée : l’impact direct de la hausse 

Oubliez les annonces apaisantes, car cette modification va bel et bien faire gonfler la facture. Pour l’abonnement EDF à 9 kVA (heures pleines/heures creuses), le tarif bondira de 18,01 euros TTC à 20,49 euros, soit près de 30 euros supplémentaires par an. Du côté du gaz, un abonnement Engie avec une consommation supérieure à 4 000 kWh par an grimpera de 26 euros à 29,57 euros, soit 43 euros d’augmentation annuelle. 

Ces chiffres, issus des calculs publiés par L’Est Républicain le 25 mars 2025 illustrent clairement la ponction supplémentaire pour les ménages. Et il ne s’agit là que de la moyenne : selon le type de contrat et la puissance souscrite, certains consommateurs pourraient voir l’addition bondir de plus de 50 euros par an. Double peine pour ceux cumulant abonnement gaz et électricité.

Une décision imposée… vraiment sans alternative ? 

Selon les explications du gouvernement, cette hausse n’est pas un choix politique mais une contrainte juridique. Cette évolution résulte d’un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) de 2018. L’arrêt interdit l’application de deux taux de TVA différents sur des éléments « indissociables » d’un même service : ici, l’abonnement et la consommation énergétique. 

Mais fallait-il pour autant aligner vers le haut ? Le gouvernement aurait pu théoriquement abaisser le taux de la consommation à 5,5 %. Une option écartée, officiellement pour des raisons budgétaires. Comme le résume L’Est Républicain, « la mesure aurait coûté plusieurs milliards d’euros », et dans un contexte de rigueur, le choix de l’austérité fiscale l’a emporté. Résultat : une facture plus lourde pour le consommateur, au nom de l’équilibre des comptes publics.

La baisse de l’accise, une compensation qui ne convainc pas 

Pour faire passer la pilule, Bercy a annoncé neutraliser cette hausse par une baisse d’une autre taxe, l’accise sur l’électricité. Dans une déclaration relayée par Les Échos le 5 février 2025, le gouvernement affirme que cette hausse sera « indolore ». Mais les faits disent autre chose. Cette accise devrait baisser de 0,37 centime par kWh. 

Pour un foyer moyen consommant 3 000 kWh/an, le gain serait d’à peine 11 euros sur l’année. Une économie qui pèse peu face aux 30 à 50 euros de hausse sur l’abonnement. Autrement dit, la fameuse neutralité fiscale n’est qu’un mirage pour les petits consommateurs. Et rien ne garantit que l’accise, elle-même variable, ne sera pas rehaussée à l’avenir.

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