ATOMEXPO 2015 : des pays émergents fortement demandeurs en énergie nucléaire - L'EnerGeek

ATOMEXPO 2015 : des pays émergents fortement demandeurs en énergie nucléaire

Atome_photoProLithic3DDu 1er au 3 juin, s’est tenue à Moscou (Russie) la septième édition de l’ATOMEXPO, un forum international où se réunissent tous les acteurs importants du secteur de l’énergie nucléaire. L’occasion pour eux de soulever les enjeux et les perspectives de la filière, mais aussi de nouer d’importants accords de coopération. Cette année, les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) étaient à l’honneur.

Pendant trois jours, l’ATOMEXPO a réuni de nombreux experts, représentants de compagnies énergétiques et d’organisations nationales ou internationales autour de manifestations scientifiques, d’expositions et d’un congrès.

Le principal thème de cette septième édition du forum ? La coopération de la Russie avec les pays d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie en matière d’énergie nucléaire. Une session spéciale était par ailleurs dédiée au développement de l’énergie atomique dans les pays du groupe BRICS, c’est-à-dire les grandes puissances émergentes actuelles.

En effet, pour soutenir leur croissance économique, ces pays sont fortement demandeurs en énergie, et particulièrement en énergie nucléaire, une source jugée à la fois fiable, compétitive et décarbonée. Aujourd’hui, sur 75 réacteurs en construction dans le monde, 40 se situent dans les BRICS. Et sur les 358 réacteurs déjà opérationnels dans le monde, 86 le sont dans les BRICS.

Si l’intérêt et la demande en énergie nucléaire s’accroissent dans le monde, après le coup de frein porté par la catastrophe de Fukuhsima, c’est surtout du fait des pays en développement. On notera ainsi que, parmi les négociations menées au cours de l’ATOMEXPO, ces pays-là se sont montrés les plus déterminés à conclure de nouveaux accords.

L’Argentine, notamment, à confirmé avoir signé des accords avec la Russie et la Chine portant sur la construction de trois nouvelles centrales nucléaires. Pour le ministre argentin de la Planification, Julio de Vido, ces “accords avec la Russie et la Chine permettent d’établir un processus de transfert de technologies”, lesquels “garantissent l’indépendance et la souveraineté énergétique du pays”.

“L’énergie nucléaire est propre, peu chère et génère beaucoup d’électricité, surtout pour des pays en plein développement”, ajoute le ministre. Un point de vue partagé par la ministre cubaine de la Science, Elba Rosa Pérez, qui a quant à elle évalué avec le président de l’agence russe Rosatom, Sergueï Kirienko, les perspectives de coopération en vue d’un usage pacifique de l’atome.

Rédigé par : Fabien Maout

Avatar
mer 2 Sep 2015
Initialement prévu pour avril 2009, le projet finlandais EPR Olkiluoto 3 devrait être mis en service d'ici à fin 2018, soit avec 9 années de retard accumulées. La phase de test devrait enfin pouvoir commencer dès février 2016, l'année prochaine. Une…
mer 24 Août 2016
Le cabinet d’audit Ernst & Young (EY) a réalisé une analyse intitulée « Power transactions and trends », portant sur les activités financières du secteur énergétique. Selon ses observations au 2ème trimestre 2016, les ENR continuent de séduire les investisseurs…
lun 22 Fév 2016
En début de semaine dernière, EDF a présenté ses résultats financiers pour 2015. Se basant sur les 4 milliards d’euros de profit de l'électricien, la branche mine et énergie du Syndicat Force Ouvrière évoque de « bons résultats » tandis que le PDG, Jean-Bernard…
jeu 9 Août 2018
En 2003, la Belgique était l'un des tout premiers pays de l'Union Européenne à décider de sortir de l'énergie nucléaire. Mais quinze ans après, les réacteurs nucléaires belges sont toujours en activité... et la sortie du nucléaire n'est pas encore…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.