Le programme "1.000 kilomètres de route solaire" est lancé - L'EnerGeek

Le programme « 1.000 kilomètres de route solaire » est lancé

zoom_roue_photo_PublicDomainPicturesSégolène Royal, ministre de l’Environnement, a officiellement lancé, lundi 21 mars, le programme des 1.000 kilomètres de route solaire en France en posant la première dalle au Centre d’Entretien et d’Intervention (CEI) des routes Méditerranée à Clérissy. Cette première étape vise à évaluer la production d’électricité de ces dispositifs solaires innovants, qui devraient recouvrir 1.000 kilomètres de bitume tricolore d’ici 5 ans.

Recouvrir les routes françaises de dalles photovoltaïques

Le programme des 1.000 kilomètres de route solaire a été annoncé par Ségolène Royal en janvier dernier. Il s’agit d’un projet qui consiste à recouvrir une partie des routes françaises avec un dispositif renouvelable capable de produire de l’électricité grâce à l’énergie solaire. Il s’inscrit à ce titre pleinement dans les engagements de la France en termes de réduction des gaz à effet de serre.

Concrètement, il s’agit de déployer sur le bitume de l’Hexagone des dalles photovoltaïques Wattway : ce produit, développé par la société Colas et l’Institut National de l’Energie Solaire, se présente sous la forme d’un revêtement routier constitué de cellules photovoltaïques encapsulées dans de la résine. Épais de quelques millimètres d’épaisseur, et supportant le poids de tout type de véhicule, la dalle solaire Wattway se colle simplement sur la chaussée pour produire de l’électricité.

« C’est bon pour la route, ça ne dévore pas d’espace vacant et en même temps ça peut être raccordé directement soit sur le réseau électrique, soit en autoconsommation », a déclaré M. Royal. La production électrique de Wattway peut en effet servir à alimenter les équipements en bord de route (éclairage public, enseignes lumineuses, tramway…) ou être injectée sur le réseau électrique pour alimenter logements et bureaux.

Vers la généralisation des routes à énergie positive

Ségolène Royal a promis que le gouvernement consacrerait une enveloppe budgétaire de 5 millions d’euros à ce programme renouvelable innovant. « Je vais débloquer les financements (…) le plus rapidement possible, pour qu’on puisse maintenant, concrètement, avoir un laboratoire grandeur nature ».

Avant d’être généralisée au niveau national, la route solaire va être testée dans différentes configurations d’utilisation : tout d’abord sur des surfaces réduites (20 à 50 mètres carrés) soumises à une faible circulation puis sur des surfaces moyennes (100 à 150 m²) sur lesquelles circulent des poids lourds. « Des tests sur des surfaces plus importantes en conditions réelles de circulation routières et d’utilisation de l’électricité produite seront ensuite réalisés », selon Mme Royal.

De manière plus globale, le gouvernement a annoncé que les entreprises liées au concept de « route à énergie positive » seraient soutenues dans le cadre du Plan d’Investissement d’Avenir (PIA). Il s’agira notamment de financer le développement des diverses technologies développées pour améliorer le bilan carbone du secteur des transports (routes solaires mais aussi dispositif de récupération de chaleur etc…).

Crédit photo : PublicDomainPictures

Rédigé par : guy-belcourt

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COMMENTAIRES

  • Une route « solaire » qui coûte au moins six fois plus cher qu’une installation au sol ou en ombrière de parking ou sur grande toiture, une fois tout compté (panneaux, onduleurs, transformateurs, accessoires, tranchées, câblage).

    Des panneaux qui durent trois fois moins longtemps que ceux posés de façon classique (pas sur une route).

    Des panneaux qui ont besoin d’un support routier de haute qualité, ce qui n’est pas le cas des routes peu fréquentées où ils pourraient durer dix ans, selon Colas, filiale de Bouygues. Sur les routes fréquentées, ils ne tiennent pas dix ans.

    Des panneaux qui produisent moins car pas orientés de façon optimale et vite salis (saletés, traces de pneus …).

    Et surtout, une route « solaire » qui consomme plus d’énergie pour sa fabrication qu’elle n’en produira pendant sa courte existence.

    http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/route-solaire-wattway-une-innovation-peut-a-la-fois-etre-francaise-et-inefficiente-31555/

    Au total, une opération de greenwashing d’une ministre incapable, mais toujours prête à arroser financièrement les petits copains aux frais des contribuables.

    Encore une opération pour faire du tort à la véritable énergie photovoltaïque.

    Partout dans le monde, sauf en France, l’électricité solaire est en pleine expansion. Elle devient moins chère que l’électricité nucléaire ou fossile dans un nombre croissant de pays.

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