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Les routes françaises bientôt source d’énergie renouvelable

routes_france_photo_BlueBreezeWikiLe secteur des transports est responsable de 27% des émissions de dioxyde de carbone de l’ensemble de l’économie française. Améliorer le bilan carbone des transports apparait ainsi aujourd’hui comme un des enjeux principal de la transition énergétique. En plus des mesures mises en œuvre pour favoriser le déploiement des véhicules propres (électrique et hybride), le gouvernement compte atteindre cet objectif grâce au développement des routes à énergie positive. Zoom sur une promesse qui pourrait transformer les routes de France en source d’énergie propre et renouvelable.

1.000 kilomètres de routes solaires d’ici 5 ans

Recouvrir de cellules photovoltaïques quelque 1.000 kilomètres de routes françaises au cours des 5 prochaines années. C’est l’ambitieuse promesse faite par Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, mercredi 20 janvier, lors de ses vœux au Groupement des autorités responsables de transport (GART).

Créer un véritable réseau tricolore de « routes à énergie positive », selon les termes de Mme Royal, n’est d’ailleurs pas une idée nouvelle. Il s’agit en effet d’une des quatre initiatives retenues par le gouvernement en décembre dernier, au lendemain de la COP 21, afin de décarboner le secteur des transports.

Et pour atteindre cet objectif, le ministère de l’Écologie se dit prêt à recouvrir le bitume français de panneaux solaires : un appel d’offres a d’ores et déjà été lancé afin de pouvoir déployer le plus rapidement possible une première tranche de route solaire. Les premiers tests devraient donc intervenir dès le printemps.

WattWay, quand la route se couvre de cellules photovoltaïques

La route solaire est un concept devenu réalité en octobre dernier lorsque la société Colas, une filiale de Bouygues, présente son revêtement photovoltaïque baptisé « WattWay ». Concrètement, il s’agit d’un matériau multicouche fait de résine, de polymère et de cellules photovoltaïques ultrarésistantes. Épaisses de 7 millimètres, ces dalles photovoltaïques se collent sur la chaussée et, exposées au soleil, produisent de l’énergie.

Selon les ingénieurs de Colas, un kilomètre de route équipé de la technologie WattWay (et raccordé au réseau de distribution d’électricité d’ERDF) permettrait d’éclairer une ville de 5.000 habitants. L’électricité renouvelable ainsi générée pourrait également servir à l’alimentation des bornes de recharge pour véhicules électriques ou à l’éclairage public urbain.

Le développement des dalles photovoltaïques WattWay a nécessité un travail de recherche d’une durée de 5 ans, mené par la société Colas et l’Institut national de l’énergie solaire. 30 millions d’euros vont être affectés à l’amélioration de cette technologie en vue de son déploiement à grande échelle. Ségolène Royal a d’ailleurs proposé d’augmenter la taxation du gazole pour financer les infrastructures de transport de demain.

Crédit photo : BlueBreezeWiki

Rédigé par : guy-belcourt

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COMMENTAIRES

  • Ne manque plus que ces tonçons permettent la recharge des véhicules électriques par induction 🙂

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  • « pourrait également servir à l’alimentation des bornes de recharge pour véhicules électriques ou à l’éclairage public urbain. »

    Sauf à vouloir éclairer lorsque le soleil brille, ça veut dire qu’il va falloir prévoir des moyens de stockage conséquent. Ce qui va augmenter d’autant le coût déjà pharamineux de ce projet.
    C’est typiquement la fausse bonne idée. Tout investissement solaire devrait être concentré d’abord sur les zones hors réseau

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  • La super escroquerie de Bouygues-Colas, avec la complicité des politiques de tous bords que cette entreprise corrompt depuis des années.

    Le coût annoncé dans le futur est de 6 euros le watt pour les panneaux seuls. Ce qui doit faire du 8 euros le watt pour un système complet et raccordé.

    Avec un rendement inférieur de 15% car les panneaux sont à l’horizontale, puis d’au moins 5% car il sont enrobés et aussi car la chaleur ne peut pas se dissiper, ce qui réduit le rendement. Surtout lorsque les routes sont brûlantes en été.

    Sans compter les problèmes d’étanchéité sur une vraie route soumise à de fortes contraintes.

    Et aussi, d’après les promoteurs, une durée de vie de seulement 15 ans sur une route à faible circulation.

    Une centrale photovoltaïque normale, en toiture, sur parking ou au sol sur des friches dure 25 ans. Au total, la production de chaque watt installé de façon normale est alors du double ou plus que celui sur route.

    Avec un coût de seulement 1,25 euro par watt en moyenne tout compris selon le dernier appel d’offre et de seulement 0,82 euro par watt tout compris pour les centrales solaires au sol.

    En fin de compte, l’électricité de la route solaire coûterait 6 à 10 fois plus cher que celle des centrales solaires classiques. Sans compter les coûts de nettoyage fréquent et d’entretien.

    Qui va payer ces routes « greenwashing » ?

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