Oceans en péril : la France à l’épreuve des critiques internationales

La France clame protéger ses océans, mais seulement **0,1 %** des aires marines bénéficient d’une réelle protection. Que se cache-t-il derrière cette façade ? Découvrez les vérités dérangeantes qui menacent notre biodiversité marine.

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Pourquoi la France doit-elle protéger ses océans ?
Oceans en péril : la France à l’épreuve des critiques internationales © L'EnerGeek

La préservation des océans, c’est devenu une priorité mondiale, et la France joue un rôle important dans cette aventure. En juin 2025, elle accueille à Nice la troisième Conférence des Nations unies sur l’océan (Unoc 3), montrant ainsi son engagement pour les mers. Mais voilà, plusieurs ONG remettent en question cet engagement, critiquant les méthodes françaises de pêche et de gestion des zones marines protégées.

La politique française sous le feu des critiques

La Coalition citoyenne pour la protection de l’océan, qui regroupe pas moins de 147 ONG et mouvements internationaux, accuse la France d’être hypocrite dans sa politique océanique. D’après ces associations, le pays favoriserait la surpêche au détriment de la biodiversité marine. Bloom, une ONG spécialisée dans ce domaine, déclare que même si le gouvernement affirme que plus de 30 % des eaux françaises sont classées comme aires marines protégées (AMP), en réalité, moins de 0,1 % bénéficient d’une vraie protection. Swann Bommier précise qu’en Atlantique et mer du Nord, ça tombe même à 0,05 %.

Le chalutage de fond est permis dans ces AMP, ce qui est vu comme destructeur par les environnementalistes. Chaque année, près de 400 000 heures de chalutage sont pratiquées dans les AMP françaises, plaçant la France juste après l’Espagne en Europe pour cette pêche intensive. Claire Nouvian critique cette « protection à la française » qu’elle appelle une imposture : « Le gouvernement parle d’une approche “au cas par cas”, mais c’est juste trompeur ».

Quand l’international s’en mêle

Avec toutes ces critiques qui pleuvent, certains pays passent à l’action pour mieux protéger leurs eaux. Le Royaume-Uni a récemment renforcé l’interdiction du chalutage de fond dans certaines AMP. Cette décision a créé des tensions avec la France qui a tenté de s’y opposer pour protéger ses intérêts halieutiques. Jean-Noël Barrot a même demandé à la Commission européenne d’envisager des représailles contre le Royaume-Uni.

En parallèle en Bretagne, le fonds Breizh Up pêche est accusé par Bloom de financer illégalement des nouveaux bateaux grâce à des subventions publiques contraires aux règles européennes. Un recours juridique a été lancé au tribunal administratif de Rennes pour annuler une décision du Conseil régional mais il a été rejeté. Bloom prévoit maintenant un appel.

Quels engagements pour demain ?

Malgré les promesses faites lors des sommets internationaux, plusieurs pays européens dont la France n’ont pas encore présenté leur plan d’action pour atteindre 30 % d’aires marines protégées auprès de la Commission européenne. Nicolas Fournier souligne que cela fait trente ans qu’il y a un vrai manque juridique en Europe. Les ONG comptent bien intensifier leurs actions légales pour obliger les États à tenir parole.

Les stocks mondiaux de poissons continuent d’être menacés par la surpêche. Même si celle-ci a diminué en Europe depuis vingt ans, elle touche encore 30 % des poissons dans l’Atlantique nord-est et 86 % en Méditerranée. Les ONG appellent à éliminer totalement le chalutage d’ici 2030, espérant que l’Unoc 3 soit un moment clé pour obtenir des engagements concrets.

Alors que tout le monde se tourne vers Nice pour voir comment va se dérouler Unoc 3, il devient urgent que chaque nation prenne vraiment soin de nos océans afin d’assurer un avenir durable aux générations futures.

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