Lundi 14 octobre 2024, Google a dévoilé un accord inédit avec la start-up américaine Kairos Power pour l’achat d’énergie nucléaire qui sera produite par des petits réacteurs modulaires (SMR).
Google se lance dans le nucléaire avec Kairos
Les réacteurs SMR de la start-up américaine Kairos, des réacteurs modulaires de nouvelle génération, devraient entrer en service d’ici à 2030, et offrir ainsi une réponse aux besoins énergétiques croissants de Google, notamment pour ses data centers qui alimentent son intelligence artificielle (IA) et ses services cloud. Ce partenariat s’inscrit dans les ambitions de Google pour réduire son empreinte carbone et garantir une électricité 100 % décarbonée d’ici 2030, conformément à ses engagements. « Ce partenariat est une étape cruciale pour notre stratégie de décarbonisation », a déclaré Michael Terrell, directeur énergie et climat de Google. Le réacteur SMR de Kairos, basé sur une technologie de refroidissement au sel fondu et un combustible en céramique, pourrait garantir jusqu’à 500 MW d’électricité à Google dès 2035.
Ces petits réacteurs nucléaires, encore en phase de développement, promettent d’être moins coûteux à produire et plus rapides à installer que les réacteurs des centrales nucléaires traditionnelles. La Commission américaine de régulation du nucléaire (NRC) a donné son feu vert pour la construction d’un premier réacteur à Oak Ridge (Tennessee), celui-ci étant prévu pour entrer en service en 2027.
Le début d’une course à l’énergie
Google n’est pas le seul géant de la tech à se tourner vers le nucléaire pour alimenter ses technologies d’intelligence artificielle. Microsoft, le 20 septembre 2024, a annoncé un accord avec Constellation Energy pour remettre en service le réacteur nucléaire de Three Mile Island, en Pennsylvanie. Ce réacteur, arrêté en 2019, devrait être réactivé – sous réserve du feu vert de la NRC – pour alimenter les centres de données de Microsoft. Selon Constellation Energy, cet accord pourrait fournir jusqu’à 835 MW d’électricité par an à Microsoft. L’accord entre les deux parties a été scellé pour une durée de 20 ans, à partir de 2028.
Microsoft et Google misent désormais sur l’énergie nucléaire, une solution capable de pallier les intermittences des énergies renouvelables. « Cet accord pourrait servir de modèle à d’autres entreprises du secteur numérique », s’était ainsi félicité Constellation Energy. Une recommandation que Google a bien pris au mot… La course à l’énergie ne fait que commencer.






Merci pour le silence,Flamanville tout va bien ?Cout pour notre pays ? A quand le redémarrage ?.payé des impôts très bien. Mais des résultats SVP !Cordialement. FL.