Au Royaume-Uni, les nouveaux parcs éoliens et solaires devront rémunérer les communautés locales

Le gouvernement britannique a présenté le 4 novembre un projet de loi qui prévoit des avantages obligatoires pour les collectivités accueillant certains nouveaux projets renouvelables. Les montants envisagés diffèrent entre éolien et solaire et devront encore être précisés par des textes d’application.

Publié le
Lecture : 2 min
96d5b1ce Retombees Locales Eolien Solaire Royaume Uni
Au Royaume-Uni, les nouveaux parcs éoliens et solaires devront rémunérer les communautés locales © L'EnerGeek

Le Royaume-Uni veut rendre obligatoires les retombées locales de certains nouveaux parcs éoliens et solaires. Le gouvernement a présenté le 4 novembre 2026 son Energy Independence Bill, qui prévoit des accords juridiquement contraignants entre les exploitants et les communautés accueillant les installations. Le texte est un projet de loi, et non une obligation déjà entrée en vigueur.

Selon la fiche officielle publiée par le ministère britannique de l’Énergie, le dispositif concernerait les nouveaux projets éoliens terrestres et solaires au sol d’une puissance supérieure à 5 mégawatts.

Deux niveaux de contribution envisagés

Le gouvernement envisage une contribution minimale de 5 000 livres par mégawatt installé et par an pour l’éolien terrestre, contre 700 livres pour le solaire au sol. Les avantages pourraient prendre la forme de versements financiers, de prestations en nature ou d’une combinaison des deux. Ces montants constituent des orientations gouvernementales : leur fixation juridique doit passer par une réglementation secondaire.

La différence entre les deux technologies reflète le choix de ne pas imposer un montant identique à tous les projets. Les collectivités pourraient utiliser ces ressources selon leurs besoins locaux, plutôt que de dépendre uniquement de dispositifs volontaires négociés au cas par cas.

Une autre mesure présentée le même jour ouvrirait la voie à des possibilités accrues de participation au capital des installations. Des communautés pourraient se voir proposer jusqu’à 20 % de propriété dans certains projets d’au moins 1 mégawatt, sous réserve des textes nécessaires.

Faire accepter les infrastructures sans confondre projet et loi

Le gouvernement cherche ainsi à associer plus directement les territoires aux bénéfices de la production électrique. Cette logique répond à une difficulté récurrente des projets énergétiques : leurs avantages sont largement répartis, tandis que leurs effets paysagers et leurs contraintes d’implantation se concentrent sur les communes d’accueil.

La présentation gouvernementale du 4 novembre inscrit cette réforme dans un ensemble plus large portant également sur les factures et les raccordements au réseau. Les effets économiques réels dépendront néanmoins du vote de la loi et des modalités d’application.

Pour les acteurs français de l’énergie, le dispositif britannique constitue un exemple de partage territorial des bénéfices, non une règle applicable en France. Son efficacité devra être appréciée à l’aune des projets effectivement concernés, des montants versés et de la manière dont les communautés décideront de les employer.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.