Le détroit d’Ormuz, par lequel transitent environ 10 millions de barils de pétrole par jour selon des responsables américains cités par L’Essentiel, reste un point de blocage majeur entre l’Iran et les États-Unis. Le 25 août 2026, les discussions entre les ministres des Affaires étrangères d’Iran et d’Oman sur un « couloir temporaire » de navigation et le déminage ont rassuré les marchés, entraînant une baisse de 3,89 % du Brent et de 3,12 % du WTI.
Chute des prix du pétrole le 25 août 2026
Le 25 août, les cours du Brent et du WTI ont chuté de manière significative. Le Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre a clôturé à 88,58 dollars, en recul de 3,89 %, tandis que le WTI pour octobre a terminé à 82,36 dollars, perdant 3,12 %. Selon Le Figaro, cette baisse contraste avec l’annonce de nouvelles sanctions américaines « secondaires » contre les partenaires commerciaux de Téhéran.
Le détroit d’Ormuz est crucial pour l’approvisionnement énergétique mondial, avec environ 10 millions de barils transitant quotidiennement, et 15 à 20 pétroliers circulant chaque nuit. Depuis juillet 2026, après l’effondrement de l’accord d’Islamabad, Téhéran a verrouillé le détroit, créant une prime de risque sur les prix du pétrole.
David Morrison de Trade Nation note que « certaines informations indiquent une augmentation des flux maritimes dans le détroit, bien que ce trafic reste limité comparé à la période avant la guerre. » Cette amélioration contribue à la réduction des primes de risque intégrées dans les prix du brut, malgré les nouvelles sanctions annoncées par le ministre américain des Finances Scott Bessent.
Impact sur l’approvisionnement énergétique mondial
La perspective d’un trafic pétrolier normalisé dans le détroit d’Ormuz modifie immédiatement les anticipations des marchés. Les opérateurs envisagent désormais une stabilisation de l’offre mondiale, réduisant ainsi les primes géopolitiques qui avaient fait grimper les prix. Comme l’indique Les Affaires, cette tendance baissière est visible dès l’ouverture des marchés, avec des reculs allant jusqu’à 2,96 %.
La Chine, grande consommatrice de pétrole iranien, a déclaré qu’elle « défendra fermement » ses intérêts face aux sanctions américaines. Ses achats massifs de brut iranien à prix réduit créent un circuit parallèle, atténuant l’impact des sanctions sur l’offre mondiale. Par ailleurs, l’automatisation croissante des plateformes de forage, particulièrement dans le bassin Permien américain, offre une alternative de production en cas de perturbation prolongée au Moyen-Orient.
Les signaux diplomatiques concrets sont privilégiés par les opérateurs, malgré l’annonce par Scott Bessent de sanctions « secondaires » sans précision de leur application. Les discussions entre l’Iran et Oman sur le détroit et les échanges entre le Pakistan et l’Iran ouvrent une fenêtre d’opportunité pour stabiliser la situation. Pour les marchés, toute amélioration de l’accès au détroit d’Ormuz augmente l’offre et fait baisser les prix, indépendamment des sanctions formelles.






