Température idéale du frigo confirmée : le réglage qui réduit de moitié votre facture en pleine canicule

Un simple degré en trop sur votre frigo, et c’est votre facture qui explose sans que vos aliments soient mieux conservés. La molette cache un piège que presque tout le monde ignore encore.

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Température idéale du frigo confirmée : le réglage qui réduit de moitié votre facture en pleine canicule
Température idéale du frigo confirmée : le réglage qui réduit de moitié votre facture en pleine canicule © L'EnerGeek

En période de forte chaleur, il est possible d’abaisser la température de son réfrigérateur d’un degré maximum par rapport au réglage habituel, explique le magazine Pleine Vie. Pas plus. Au-delà, l’appareil ne conserve pas mieux les aliments, il consomme simplement davantage d’électricité.

Le réflexe le plus courant consiste pourtant à pousser le froid au maximum dès que le thermomètre grimpe, pour protéger les aliments de la chaleur ambiante. Ce geste est contre-productif : forcer le thermostat oblige le compresseur à tourner en permanence, ce qui fait grimper la facture sans améliorer la conservation. Dans un contexte de hausse des prix de l’énergie, ce détail pèse sur le budget des ménages.

La cible reste identique toute l’année : 4°C en zone centrale, saison après saison. C’est aussi la recommandation de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), et un arrêté du 21 décembre 2009 impose en France de conserver les denrées périssables entre 0°C et +4°C. Le congélateur, lui, doit rester à -18°C minimum, été comme hiver, sans ajustement particulier.

Ce que signifient les chiffres de la molette

Sur la plupart des appareils, la molette crantée près de la porte n’indique pas une température en degrés mais une puissance de refroidissement. Contrairement à une idée reçue, plus le chiffre est élevé, plus le frigo est froid : le 1 ne donne pas plus de froid que le 5.

Pour trouver le bon réglage selon le modèle, quelques repères :

  1. sur une échelle de 1 à 5, positionner la molette sur 3 ;
  2. sur une échelle de 1 à 7, sur 4 ;
  3. sur une échelle de 1 à 10, sur 6.

Sur la plupart des appareils, un réglage entre 3 (en hiver) et 4 ou 5 (en été) permet de maintenir la cible des 4-6°C sans surconsommation.

Pour vérifier le réglage réel, un thermomètre placé dans un verre d’eau au centre du frigo pendant une vingtaine de minutes donne une mesure plus fiable qu’une simple estimation de l’air ambiant.

Les bons gestes qui soulagent le compresseur

Avant même de toucher au thermostat, plusieurs précautions évitent au moteur de forcer inutilement. Il faut laisser au moins 5 cm d’espace derrière l’appareil et 10 cm au-dessus, dépoussiérer l’arrière et nettoyer les joints avec un chiffon humide. Limiter les ouvertures de porte compte aussi : chaque ouverture laisse entrer de l’air chaud que le compresseur doit ensuite compenser. Enfin, laisser refroidir les plats avant de les ranger évite une remontée brutale de la température intérieure.

Une astuce permet d’affiner le réglage sans se tromper : surveiller le compresseur, ce moteur situé à l’arrière de l’appareil, reconnaissable à son bruit. Si tourner la molette vers un chiffre plus élevé l’arrête, la puissance de froid diminue ; s’il se met en marche, elle augmente.

Tester dans les deux sens permet de trouver l’équilibre propre à chaque modèle. Un compresseur qui ne tourne pas en continu s’use aussi moins vite, ce qui prolonge la durée de vie de l’appareil.

Chaque réfrigérateur est conçu pour une plage de température ambiante précise, la classe climatique, inscrite sur la plaque signalétique à l’intérieur de l’appareil. Un modèle de classe N fonctionne normalement jusqu’à 32°C ambiants ; au-delà, ses performances chutent, ce qui explique pourquoi certains frigos peinent davantage dans une cuisine surchauffée l’été.

Certains signes ne trompent pas : compresseur qui tourne presque en continu, givre qui se forme anormalement vite, température intérieure qui dépasse 6°C malgré un thermostat au maximum, aliments qui se gâtent plus vite qu’à l’accoutumée. Passé 12 à 15 ans, l’usure du compresseur et le relâchement des joints font chuter les performances des appareils les plus anciens.

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