J’ai installé un cache-radiateur en bois massif pour l’esthétique : au premier hiver, mon appartement était gelé

Un simple cache-radiateur en bois peut transformer votre salon en glacière, malgré un thermostat à 20°C. Le coupable ? Deux tiers de la chaleur bloqués sans que vous le sachiez.

Publié le
Lecture : 2 min
J'ai installé un cache-radiateur en bois massif pour l'esthétique : au premier hiver, mon appartement était gelé
J’ai installé un cache-radiateur en bois massif pour l’esthétique : au premier hiver, mon appartement était gelé © L'EnerGeek

Dès le premier hiver, le constat était sans appel : le radiateur restait brûlant au toucher, le thermostat affichait fidèlement la bonne température, mais le salon, lui, demeurait tiède. Pour compenser, l'auteur du témoignage a dû rallonger ses plages de chauffe, une décision qui a fini par se voir sur la facture d'énergie.

Le coupable ne se trouvait ni dans la chaudière, ni dans une quelconque faille d'isolation. Il tenait en un seul objet : un cache-radiateur en bois massif, posé uniquement pour masquer les tuyaux et la fonte piquée du radiateur, sans arrière-pensée technique.

Un panneau qui coupe convection et rayonnement

Un radiateur en fonte chauffe grâce à deux mécanismes qui se combinent. La convection d'abord : l'air froid entre par le bas de l'appareil, se réchauffe, devient moins dense, monte et ressort par le haut, créant un flux continu qui brasse l'air de la pièce. Le rayonnement ensuite, cette diffusion de chaleur qui se propage dans toutes les directions, un peu comme une lampe infrarouge invisible.

Un panneau plein et étanche arrête net les deux phénomènes. Il suffit de boucher une seule ouverture, en haut ou en bas, pour stopper le cycle de convection. Quant au rayonnement, il est bloqué par n'importe quel obstacle solide, bois massif compris. Selon des informations rapportées par 20 Minutes, un coffrage fermé peut ainsi bloquer jusqu'aux deux tiers de la diffusion thermique d'un radiateur.

Un indice technique confirme le diagnostic. En temps normal, la circulation d'air naturelle laisse des traces de poussière à l'extérieur de la grille basse et à l'intérieur des ailettes hautes du radiateur, preuve que l'air a bien voyagé de bas en haut. Derrière le panneau plein de l'auteur, ce dépôt s'arrêtait net. L'air ne circulait quasiment plus, et le radiateur surchauffait dans sa propre boîte sans que la chaleur ne se diffuse dans la pièce.

Avant la pose du coffrage, la pièce chauffait de façon homogène jusqu'au canapé en une trentaine de minutes. Après, seule une zone d'un mètre autour de l'appareil restait agréable : à trois mètres, le canapé demeurait froid, avec une impression de courant d'air permanent, alors que le thermostat, placé près du radiateur, affichait pourtant 20 °C.

La solution retenue a consisté à remplacer la façade pleine par un modèle à claustra, avec des lames verticales espacées qui créent des cheminements d'air guidant la chaleur, parfois mieux qu'un panneau plein. Aucun réglage de thermostat ni changement de chaudière n'a été nécessaire : seule la façade a été changée, et la différence de confort s'est fait sentir dès les premiers froids suivants.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.