L’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA) a annoncé, le mardi 23 juin 2026, que les immatriculations de voitures neuves dans l’Union européenne avaient atteint 955 013 unités en mai, soit une hausse de 3,2 % par rapport à la même période de 2025. Après une progression de 5,1 % enregistrée en avril, le marché confirme ainsi son redressement. Dans ce contexte, les voitures neuves électriques demeurent le principal moteur de croissance, tandis que les constructeurs traditionnels doivent composer avec une concurrence accrue et une mutation rapide des préférences des consommateurs.
Les voitures neuves électriques soutiennent les ventes en mai
Les voitures neuves électriques ont une nouvelle fois porté le marché européen. Selon les données publiées par l’ACEA le 23 juin 2026, les immatriculations de véhicules 100 % électriques ont bondi de 43 % en mai pour atteindre environ 203 400 unités. Parallèlement, les hybrides rechargeables ont progressé de 12 %, avec près de 98 600 immatriculations. Ainsi, la transition énergétique continue d’influencer fortement les ventes automobiles dans l’Union européenne. L’ACEA souligne d’ailleurs que « le marché a continué à bénéficier d’une forte demande » pour les véhicules électriques, selon son communiqué relayé par l’AFP le 23 juin 2026.
Depuis le début de l’année, la tendance reste particulièrement favorable aux voitures neuves électrifiées. Entre janvier et mai, près de 950 500 véhicules électriques ont été immatriculés dans l’Union européenne, soit une hausse de 35,7 % sur un an. De plus, leur part de marché atteint désormais 20 %, contre environ 15 % un an auparavant. Si l’on ajoute les hybrides rechargeables, qui représentent 9,7 % du marché, près d’une voiture neuve sur trois immatriculée dans l’Union européenne dispose désormais d’une motorisation électrifiée, selon les chiffres de l’ACEA publiés le 23 juin 2026.
Les ventes automobiles progressent malgré le recul du thermique
La hausse des ventes de voitures neuves masque toutefois un contraste de plus en plus marqué entre les différentes motorisations. Les véhicules essence et diesel poursuivent leur déclin. Selon les données relayées par Reuters le 23 juin 2026, les immatriculations de modèles essence et diesel ont chuté d’environ 19 % chacune en mai. Par conséquent, la croissance du marché repose désormais essentiellement sur les technologies électrifiées.
Cette évolution se retrouve également dans les principaux marchés européens. L’Allemagne demeure le premier débouché pour les voitures neuves électriques avec près de 284 000 immatriculations depuis le début de l’année. La France suit avec environ 156 000 unités, tandis que la Belgique atteint 66 000 véhicules électriques enregistrés sur la même période. En parallèle, les politiques publiques continuent de jouer un rôle déterminant. Selon l’ACEA, la demande reste soutenue grâce à plusieurs dispositifs fiscaux et mesures d’incitation mis en place ou renforcés dans différents pays européens au cours des derniers mois.
L’automobile européenne face à une concurrence renforcée
Si les ventes de voitures neuves progressent, tous les constructeurs ne profitent pas de cette croissance de manière identique. Plusieurs groupes historiques ont enregistré un léger recul de leurs immatriculations en mai. D’après Reuters, Renault, Stellantis et Volkswagen ont vu leurs volumes diminuer de 1 % à 3 % sur un an, malgré la progression globale du marché observée sur la période.
À l’inverse, certains acteurs gagnent rapidement du terrain. Les constructeurs chinois poursuivent leur percée sur le marché européen. Les immatriculations de Leapmotor ont bondi de 465,1 % en mai, tandis que celles de Chery ont progressé de 244,1 %. BYD affiche pour sa part une hausse de 136,6 %, selon les données relayées par Reuters le 23 juin 2026. Tesla participe également à ce rebond du segment électrique avec une progression de 107,9 % de ses immatriculations en mai, à 28 610 unités. Cette tendance reflète les changements profonds qui traversent l’industrie automobile européenne, alors que l’électrification renforce la concurrence entre les constructeurs.






