La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a acté une hausse du tarif d’acheminement de l’électricité, qui pèsera directement sur la facture des consommateurs à partir du 1er août 2026. Fixée à 3,04 %, cette augmentation intervient alors que la consommation d’électricité a reculé après une météo plus douce l’an dernier. Dans le même temps, une réforme de l’accise votée par la Chambre vise à adapter la fiscalité énergétique pour encourager l’électrification et réduire peu à peu les charges sur l’électricité.
Pourquoi les tarifs augmentent (et comment ça se calcule)
Au début de l’année, la facture d’électricité avait légèrement baissé. Mais selon la CRE, 2025 a été plus chaude et les ménages ont moins consommé, ce qui laisse un manque à gagner de 231,6 millions d’euros pour Enedis. Pour compenser cette perte, et compte tenu d’un taux d’inflation prévisionnel de 0,39 % et d’un facteur de baisse de 0,35 % imposé par le régulateur, la hausse de 3,04 % du tarif réseau a été retenue. Ce tarif d’acheminement représente environ 30 % de la facture totale d’un ménage.
D’après les calculs de Selectra, cette hausse devrait coûter aux ménages entre 7 € et 26 € de plus par an. C’est l’impact financier direct de ces changements pour les foyers. Les nouvelles grilles tarifaires paraîtront à la mi-juillet, de quoi aider les consommateurs à anticiper.
Selon votre option tarifaire, ça change comment ?
Les abonnés à l’option heures pleines/heures creuses sont plutôt épargnés. Le kWh en heure pleine reste quasiment stable (+0,06 %), tandis que le kWh en heure creuse baisse de 2,86 % par rapport à août 2025. Cette option garde de l’intérêt pour les foyers qui peuvent faire tourner leurs appareils les plus gourmands la nuit.
L’option historique EJP (Effacement Jour de Pointe), fermée aux nouvelles souscriptions depuis 1998, change fortement. Le kWh en heures normales grimpe de 26,6 %, alors que le tarif des jours de pointe chute de 68 %, ce qui la rend bien moins avantageuse.
Pour l’option Base, qui concerne la majorité des foyers français, le kWh augmente de 0,80 % sur six mois et reste quasi stable sur un an, avec une légère baisse possible pour les puissances supérieures à 9 kVA.
La refonte de l’accise : quoi de neuf ?
La réforme de l’accise, votée le 29 mai 2026, cherche à rendre l’électricité plus attractive que les combustibles fossiles, en lien avec la hausse de la TVA sur les abonnements énergétiques. L’accise sur l’électricité, qui était à 50,33 € par MWh, tombera à 46 € dès août, avec des réductions chaque année jusqu’en 2029, où elle atteindra 38 € par MWh.
Côté gaz, l’accise passera de 8,72 € à 10,31 € par MWh, puis continuera de monter jusqu’à 13,60 € par MWh en 2029. Pour le mazout, longtemps peu taxé, elle passera de 17,3 € à 23 € pour 1 000 litres, avant d’augmenter d’un euro par an jusqu’à 26 € en 2029.
Ces ajustements doivent favoriser l’électrification des foyers et rendre le chauffage électrique, à commencer par les pompes à chaleur, plus compétitif.






