Éolien offshore : le grand mensonge d’État sur l’équivalence nucléaire

Derrière les annonces triomphales de Maud Bregeon et Roland Lescure se cache une tromperie organisée.

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Éolien offshore : le grand mensonge d’État sur l’équivalence nucléaire © L'EnerGeek

« Alors que le gouvernement lance aujourd’hui même l’appel d’offres AO10 pour 10 GW d’éolien en mer – présenté comme l’équivalent de six réacteurs EPR –, sa précipitation trahit une fébrilité extrême.(1)

Pourquoi une telle hâte ? Parce que l’exécutif sait que les nombreux recours contre la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3) menacent de faire annuler ses arbitrages. Il fonce tête baissée, imposant des choix erronés et reportant la facture sur les Français.
Résultat : une explosion des prix de l’électricité, une production instable, et des ménages qui paieront une fois de plus les conséquences d’une transition mal pensée et imposée dans la panique. »

Equivalence Eolien

Derrière les annonces triomphales de Maud Bregeon et Roland Lescure se cache une tromperie organisée. Leur objectif ? Faire avaler aux Français une politique énergétique aussi coûteuse qu’inefficace. Pourtant, la Cour des comptes, les experts et de nombreuses personnalités du monde économique et scientifique tirent la sonnette d’alarme : les coûts explosent, les retards s’accumulent, et les promesses d’emplois locaux restent des vœux pieux.

Le nucléaire produit de l’électricité quand on en a besoin. L’éolien offshore, lui, ne produit que quand le vent souffle.
Comparer ces deux moyens de production relève soit de l’incompétence, soit de la malhonnêteté intellectuelle. Le nucléaire est pilotable : il fournit une électricité stable, prévisible et adaptée à la demande. L’éolien offshore, lui, dépend des caprices du vent. Il impose des surcoûts massifs pour compenser son intermittence, fragilise le réseau et oblige les Français à payer pour une énergie qui n’est même pas disponible quand ils en ont besoin. Affirmer qu’ils sont équivalents, c’est prendre les citoyens pour des imbéciles.

Une confusion volontaire

Quand Maud Bregeon et Roland Lescure osent affirmer que 10 GW d’éolien offshore équivaudraient à six réacteurs nucléaires, ils ne se contentent pas d’une approximation : ils mentent. Sciemment. Cette comparaison repose sur une escroquerie intellectuelle : confondre puissance installée et production réelle. Un réacteur nucléaire produit de l’électricité 80 % du temps, tandis qu’une éolienne en mer, même dans les scénarios les plus optimistes, plafonne à 35 % — et souvent bien moins. À puissance égale, la production réelle est donc deux à trois fois inférieure.

Des lignes à haute tension, des pylônes et des transformateurs

De plus, la construction de ces parcs impose un gigantesque réseau électrique de raccordement, estimé par la Cour des comptes à plus de 50 milliards d’euros.

Pourquoi ce mensonge ?

Parce que l’exécutif doit justifier une politique énergétique idéologique, dispendieuse et inefficace. En brandissant cette fausse équivalence, il cherche à endormir les élus, berner les citoyens et légitimer des investissements pharaoniques (37 milliards d’euros annoncés) sans aucune garantie de résultat. Pourtant, les industriels alertent : les coûts des turbines ont augmenté de 30 % depuis la crise énergétique, et ceux de l’installation ont doublé. 

Un choix lourd de conséquences

Cette supercherie n’est pas anodine. Elle intervient alors que la France engage des milliards d’euros publics et des transformations irréversibles du système électrique. Structurer des choix stratégiques sur des bases aussi fragiles, c’est jouer avec le feu. À force de brouiller les repères, l’État ne clarifie pas le débat énergétique : il le sabote.
Crédibilité des choix publics : Sapée.
Stabilité du réseau électrique : Menacée.
Indépendance énergétique : Compromise.

Un pari risqué

L’éolien offshore n’est pas une solution miracle — c’est un pari risqué, subventionné à coups de dizaines de milliards, et dont la rentabilité réelle reste à prouver. Pendant ce temps, le nucléaire, pratiquement abandonné depuis 20 ans, produit massivement, en continu, et sans dépendre des caprices du vent.

Jusqu’où ira-t-on dans la mystification ?

Quand les responsables politiques préfèrent les effets d’annonce aux réalités physiques, ils trahissent leur mission. La transition énergétique mérite mieux qu’un coup de poker financé par les contribuables. Elle exige de la rigueur, de la transparence — et surtout, un débat honnête.

Résultat garanti : une explosion des prix de l’électricité, une production instable, et des factures qui s’envoleront pour les ménages. Les Français paieront, encore une fois, les pots cassés d’une transition falsifiée.

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