Heures creuses : l’après-midi devient stratégique pour économiser

À partir du 1ᵉʳ novembre 2025, les heures creuses changent pour des millions de foyers. Pour profiter d’économies concrètes, mieux vaut comprendre les nouveaux créneaux, la logique réseau et le calendrier de déploiement.

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Heures creuses : l’après-midi devient stratégique pour économiser
Heures creuses : l’après-midi devient stratégique pour économiser © L'EnerGeek

Le 1ᵉʳ novembre 2025 marque une bascule, les heures creuses ne se limiteront plus à la nuit. Désormais, une partie glissera en journée pour refléter la production solaire. Cette réforme, annoncée au niveau national, vise à aligner l’usage domestique sur l’offre d’électricité, afin de générer des économies tout en soulageant le réseau. Elle s’appuie sur des règles précises et un déploiement progressif confirmé au niveau institutionnel.

Heures creuses : ce qui change et pourquoi des économies sont possibles

Le principe reste le même, huit heures creuses par jour, mais mieux positionnées. D’abord, au moins cinq heures consécutives demeurent la nuit, entre 23 h et 7 h. Ensuite, jusqu’à trois heures creuses sont ajoutées entre 11 h et 17 h, en particulier l’été. C’est l’une des nouveautés clés : déplacer les heures creuses vers l’après-midi, période où l’électricité est plus abondante grâce au photovoltaïque. Ces éléments sont clairement détaillés par l’ADIL de Paris, qui précise aussi que les plages du matin et du début de soirée seront progressivement supprimées. En pratique, consommer pendant ces heures creuses de milieu de journée, chauffe-eau, lessive, charge d’un véhicule, peut générer des économies mesurables sans sacrifier le confort.

Parce que la production varie selon les saisons, la répartition des heures creuses s’adapte : plus de créneaux en journée entre le 1ᵉʳ avril et le 31 octobre, et une concentration nocturne entre le 1ᵉʳ novembre et le 31 mars. Cette saisonnalité reflète le pic solaire estival et la faiblesse relative de la production photovoltaïque en hiver, ce qui explique l’intérêt d’un basculement partiel des heures creuses vers les heures méridiennes. Selon l’ADIL de Paris, « les 8 heures creuses quotidiennes seront réparties sur deux périodes : la nuit entre 23 h et 7 h […] et la journée entre 11 h et 17 h ». En visant ces fenêtres heures creuses, les ménages peuvent synchroniser leurs usages programmables et capter des économies sans effort excessif.

Les foyers concernés : qui change, quand et comment optimiser ses économies

La réforme ne touche pas uniformément tous les contrats. D’après l’UFC-Que Choisir, « onze millions de foyers verront ainsi une partie de leurs heures creuses déplacées dans l’après-midi », sur un total de 14,5 millions d’abonnés à l’option HP/HC, soit environ 40 % des consommateurs. Pour ces foyers, la bascule des heures creuses du matin ou du début de soirée vers 11 h–17 h est progressive, avec des économies possibles si l’on programme mieux ses équipements pendant ces nouvelles plages.

Autre donnée structurante confirmée par l’UFC-Que Choisir, le déploiement s’étale du 1ᵉʳ novembre 2025 à fin 2027. Cela suppose des reprogrammations à distance de millions de compteurs Linky et une communication en amont. L’ADIL de Paris rappelle que les fournisseurs seront informés six mois avant et les clients au moins un mois avant le changement effectif. Les foyers verront les heures creuses actualisées sur leur facture et dans leur espace client. Il faudra anticiper, et reprogrammer ses usages, pour maintenir des économies. L’enjeu est simple, concentrer les kWh coûteux hors des heures pleines, et tirer parti des nouvelles heures creuses du milieu de journée.

Heures creuses en pratique : repères horaires, saisonnalité et réflexes pro-économies

Concrètement, retenons trois repères. Premièrement, huit heures creuses demeurent la règle. Deuxièmement, au moins cinq heures consécutives restent la nuit entre 23 h et 7 h. Troisièmement, jusqu’à trois heures creuses supplémentaires s’insèrent entre 11 h et 17 h, surtout l’été. L’ADIL de Paris formalise cette architecture et précise la suppression progressive des créneaux 7 h–11 h et 17 h–23 h, historiquement considérés comme heures creuses mais désormais mal alignés avec la réalité du réseau. Cette refonte aide les ménages à déplacer la demande lorsque la production est excédentaire, ce qui rend les économies plus accessibles.

Cette logique est cohérente avec l’analyse de l’UFC-Que Choisir, qui souligne l’essor du solaire à la mi-journée, justifiant le déplacement d’une partie des heures creuses. L’organisation de consommateurs rappelle l’ampleur de la réforme et son étalement, et précise que certains contrats alignés sur 23 h–7 h pourraient ne pas bouger. Pour maximiser les économies, la règle d’or est de synchroniser les usages programmables, ballon d’eau chaude, lessives, charge d’un véhicule, avec ces nouvelles heures creuses. Les ménages peuvent également s’appuyer sur des programmateurs ou des prises connectées pour automatiser ces économies quotidiennes, dès la mise en place effective des créneaux.

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