La situation des centrales nucléaires en Ukraine fait sérieusement flipper la planète, surtout que le pays se retrouve en plein conflit avec la Russie. Les incidents récents autour de Tchernobyl et de Zaporijjia, combinés aux accusations que se lancent les deux camps, montrent bien que le risque d’un accident nucléaire dans la région ne cesse de grandir. Ces faits rappellent combien il est indispensable de protéger les installations nucléaires en période de guerre.
Un peu d’histoire et de géographie
Tchernobyl, tristement célèbre pour avoir connu le pire accident nucléaire de l’Histoire en 1986, se trouve en Ukraine. Même désaffectée, la centrale reste un symbole des dangers d’un nucléaire mal contrôlé. Plus au sud, la centrale de Zaporijjia s’impose comme la plus grande installation nucléaire d’Europe et joue un rôle majeur dans le paysage énergétique ukrainien.
Depuis le début des hostilités entre la Russie et l’Ukraine, ces sites se sont transformés en véritables points stratégiques. En février 2022, l’armée russe avait occupé Tchernobyl avant de se retirer un mois plus tard. Néanmoins, Moscou continue de tenir Zaporijjia, ce qui n’arrange pas la situation autour de ces installations sensibles.
Les derniers incidents et les inquiétudes qui montent
Les attaques récentes ont provoqué une série d’événements alarmants. Un bombardement russe a coupé l’électricité de la structure de confinement de Tchernobyl, surnommée l’Arche, qui fut achevée en 2016 pour recouvrir le réacteur numéro 4. En plus de cela, une attaque de drone survenue en février dernier, a causé des dégâts à ce même dispositif. Le ministère ukrainien de l’Énergie a qualifié cette situation de « situation d’urgence », en rappelant que « le Nouveau confinement de sécurité […] s’est retrouvé sans alimentation électrique ».
À Zaporijjia, la situation n’est pas plus rassurante. Depuis le 23 septembre, la centrale fonctionne sans alimentation électrique externe depuis plus d’une semaine et doit se contenter de six générateurs diesel de secours. Moscou affirme que tout est « sous contrôle », tandis que Volodymyr Zelensky met en garde contre les frappes russes qui empêchent les réparations nécessaires.
Réactions mondiales et défis de sécurité
Face à ces faits inquiétants, Volodymyr Zelensky n’a pas tari d’inquiétudes sur la sécurité des centrales nucléaires ukrainiennes : « Chaque jour où la Russie prolonge la guerre […] est une menace mondiale ». L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a, elle aussi, lancé des signaux d’alerte sur les risques liés à ces installations.
Entre Kiev et Moscou, les accusations fusent, chaque camp reprochant à l’autre de viser délibérément les infrastructures nucléaires. Ce climat tendu renforce le risque d’un incident majeur qui pourrait entraîner des conséquences désastreuses non seulement pour l’Ukraine, mais pour toute l’Europe.






