Réacteur nucléaire durable : Stellaria lance une levée de fonds de 23 millions d’euros

Stellaria vient de réaliser une levée de fonds importante : 23 millions d’euros pour poursuivre le développement d’un réacteur nucléaire durable.

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Réacteur nucléaire durable : Stellaria lance une levée de fonds de 23 millions d’euros © L'EnerGeek

La start-up Stellaria annonce une nouvelle levée de fonds de 23 millions d’euros. Elle doit permettre d’accélérer la recherche et le développement de son projet phare : un réacteur nucléaire durable.


Stellaria lève 23 millions d’euros pour son réacteur nucléaire durable


Stellaria dévoile une levée de fonds de 23 millions d’euros. Cette somme vient s’ajouter aux 10 millions de subventions publiques déjà obtenues via le plan France 2030. Installée à Grenoble, la jeune entreprise entend accélérer le développement de son réacteur nucléaire innovant et confirmer sa place dans l’écosystème énergétique français.


La start-up Stellaria se distingue par une approche technologique inédite dans le nucléaire. Issue du CEA et de Schneider Electric, elle travaille sur un réacteur à sels fondus baptisé « Stellarium ». Cette machine de nouvelle génération a pour ambition de régénérer son combustible en continu, réduisant ainsi les déchets radioactifs de longue durée. Selon les spécialistes, ce réacteur pourrait fonctionner plus de 20 ans sans renouvellement complet du combustible, faisant de lui le réacteur nucléaire durable par excellence.


Cette perspective a convaincu plusieurs acteurs financiers majeurs. La somme collectée s’ajoute aux 10 millions d’euros de subventions déjà sécurisées dans le cadre du programme France 2030. Cet apport public-privé traduit une volonté claire : positionner Stellaria comme un acteur central de la transition énergétique.


Objectifs industriels et calendrier d’essais


Les fonds levés ne serviront pas uniquement à financer la R&D. Stellaria prévoit de doubler ses effectifs et de structurer un laboratoire à Grenoble afin de poursuivre ses collaborations scientifiques. L’entreprise vise également à préparer une Demande d’Autorisation de Création pour une future Installation Nucléaire de Base.


Les étapes sont déjà planifiées : les premiers essais de fission sont attendus en 2029, tandis que la mise sur le marché de la première unité industrielle est prévue pour 2035. Ce calendrier ambitieux illustre la confiance des investisseurs. La stratégie repose sur un modèle pensé pour l’industrie lourde : offrir aux sites électro-intensifs une autonomie énergétique stable et prévisible sur toute la durée de vie de leurs installations.


Un projet au croisement de la recherche et du marché


La technologie imaginée par Stellaria ne se limite pas à l’innovation scientifique. Elle incarne un nouveau paradigme industriel : produire une énergie nucléaire décarbonée, compétitive et adaptée aux besoins de continuité des usines.


Le modèle de développement choisi associe partenariats académiques et ancrage territorial. À Grenoble, berceau du nucléaire de recherche, l’entreprise bénéficie d’un vivier scientifique de premier plan. Les collaborations avec le CEA et Schneider Electric renforcent sa crédibilité technologique. L’ambition s’inscrit enfin dans la feuille de route nationale. En intégrant le plan France 2030, Stellaria répond à la stratégie de réindustrialisation et de souveraineté énergétique voulue par l’État.

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