Le déploiement des compteurs Linky en France, lancé il y a dix ans, continue de diviser l’opinion. Ces appareils, destinés à moderniser la gestion de l’électricité et à améliorer l’efficacité énergétique, sont au cœur d’un débat sur leur caractère obligatoire et les frais pour ceux qui refusent de les accepter. Alors que certains y voient un pas en avant, d’autres s’y opposent fermement.
Une obligation théorique remise en question
Théoriquement, chaque foyer français doit se doter d’un compteur Linky. Pourtant, la loi laisse planer un flou qui rend cette obligation moins rigide qu’elle n’y paraît. En effet, Enedis, qui gère le réseau électrique, ne peut pas imposer l’installation de ce compteur sans l’accord explicite du propriétaire. C’est pour cela qu’environ deux millions de propriétaires refusent encore de voir débarquer ce boîtier vert fluo chez eux.
Même si une récente décision de la Cour de cassation affirme que « les usagers ne peuvent s’opposer à l’installation obligatoire d’un compteur Linky sur leur propriété », la résistance demeure. Un téléspectateur de LCI, résume bien le sentiment général : « Est-on obligé d’avoir un compteur Linky chez soi ? »
Des frais en cas de refus
À partir du 1er août 2025, ceux qui continueront de dire non devront payer des frais supplémentaires. Les consommateurs qui choisissent de transmettre eux-mêmes leurs données de consommation se verront facturer 6,48 euros tous les deux mois, ce qui entraînera une augmentation des factures. Si c’est un technicien qui doit intervenir pour relever le compteur, la note s’élève à 64 euros.
Cependant, certaines situations échappent temporairement à cette majoration. Par exemple, si des contraintes techniques indépendantes de la volonté du client empêchent l’installation, celle-ci peut être repoussée jusqu’à ce que tout soit réglé.
Des économies pour Enedis
Le déploiement des compteurs Linky a permis à Enedis de réaliser d’importantes économies grâce à l’automatisation et à une amélioration de l’efficacité opérationnelle. La société économise environ 120 millions d’euros par an en évitant ces déplacements. En plus, Enedis touche une rémunération spécifique liée aux compteurs Linky garantie jusqu’en 2041 et perçoit une rémunération complémentaire qui se chiffre à plusieurs centaines de millions d’euros entre 2016 et 2023.
Malgré ces économies, ces gains n’ont pas été répercutés directement sur les factures des consommateurs. D’après la Cour des comptes, « le déploiement des compteurs Linky représente un investissement à long terme », même si, pour l’instant, les avantages pour les ménages semblent limités.
Regards sur l’avenir et critiques
Même si l’idée était d’améliorer la gestion de l’énergie domestique et de faciliter l’intégration des énergies renouvelables, beaucoup trouvent les résultats en matière de maîtrise de la demande d’énergie et de lutte contre la fraude plutôt « décevants ». La Cour des comptes indique que « les bénéfices pour les consommateurs devraient se matérialiser progressivement ».
Les détracteurs reprochent également que le mécanisme incitatif mis en place soit « complexe et coûteux », les consommateurs finissant par supporter la facture sans voir une réduction immédiate sur leurs redevances.







Les « bénéfices » d’Enedis sont affectés (engloutis ?) dans les charges liées aux raccordements des EnR et des travaux de renforcement des réseaux liés au fonctionnement de ces mêmes EnR. Donc pour certains c’est plutôt rentable tandis que pour la grande majorité cela reste sans avantage.
Depuis le début, Linky n’a jamais été obligatoire, les gens se sont laissés abuser par des poseurs qui ont fait du forcing…
Les frais de relève supplémentaires, même si c’est de l’entubage total, restent moins problématiques que cette bouse verte de contrôle social…
Tout à fait d accord avec vous….un couple de récalcitrants qui n est pas pret de ceder au forcing ;)…