» Ça aurait pu être grave  » : il se trompe de robinet et prive une centrale nucléaire de refroidissement pendant 18 heures

Un incident à la centrale de Golfech a révélé une erreur humaine alarmante.

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" Ça aurait pu être grave " : il se trompe de robinet et prive une centrale nucléaire de refroidissement pendant 18 heures
 » Ça aurait pu être grave  » : il se trompe de robinet et prive une centrale nucléaire de refroidissement pendant 18 heures © L'EnerGeek

Le 15 juin 2025, la centrale nucléaire de Golfech, située dans le Tarn-et-Garonne, a connu un pépin technique qui, même s’il n’a pas eu d’effets directs sur la sécurité des installations dans les centrales nucléaires, a mis en lumière l’attention nécessaire lors des opérations de maintenance dans ce domaine. Cet événement rappelle combien les procédures de sécurité dans les centrales nucléaires sont déterminantes pour garantir leur bon fonctionnement.

Un incident provoqué par une erreur humaine

Ce petit souci à Golfech est survenu à cause d’une erreur humaine pendant une opération de maintenance. Concrètement, un technicien a fermé par inadvertance des vannes sur le réacteur n°1, ce qui a perturbé partiellement le système de refroidissement (il est à noter que l’unité de production n°2 était déjà arrêtée pour une visite technique prévue, focalisant ainsi l’attention sur le réacteur n°1).

La détection de l’anomalie s’est faite vers 21 h 50, puis les vannes ont été rouvertes à 22 h 32. Le fonctionnement normal a été rétabli à 23 h 31. Même si l’intervention rapide a permis de limiter les désagréments immédiats, le système de refroidissement est resté indisponible pendant près de 18 heures, ce qui dépasse la durée autorisée selon les règles d’exploitation.

Dispositifs de sécurité et communication

Malgré cette défaillance temporaire, il faut souligner que d’autres mécanismes étaient en place pour assurer la sécurité. En effet, l’autre moitié du système de refroidissement est restée opérationnelle durant tout l’incident. De plus, plusieurs solutions de secours étaient disponibles pour faire face à toute situation imprévue.

La centrale a informé l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) dès le 17 juin 2025. L’événement a été classé au niveau 1 sur l’échelle internationale des événements nucléaires (INES), qui comporte sept niveaux. Ce classement signale une anomalie mineure demandant une vigilance particulière, sans conséquence immédiate sur la sécurité.

Comprendre l’échelle INES

L’échelle INES est un outil qui permet d’évaluer la gravité des incidents nucléaires à travers le monde. Avec ses sept niveaux, elle aide les autorités et le public à comprendre les répercussions potentielles d’un incident donné.

Cette classification montre bien l’importance d’une communication claire entre les exploitants des centrales nucléaires et les autorités de surveillance, afin de maintenir la confiance des usagers des installations.

Penser à la sécurité dans le nucléaire

Ce petit incident met en lumière le besoin permanent de peaufiner les procédures et les formations pour limiter les erreurs lors des opérations délicates menées dans les centrales nucléaires. Les systèmes redondants et les dispositifs de secours jouent un rôle de premier plan pour que, même en cas de bourde, la sécurité reste la priorité.

Pour le lecteur, cet événement rappelle combien il est important que chacun, dans le secteur de l’énergie, se montre vigilant et conscient de ses responsabilités. La surveillance continue et l’amélioration des pratiques sont des points à ne pas négliger pour éviter tout impact environnemental lié à l’exploitation nucléaire.

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