Ce robot a des muscles humains… et c’est franchement flippant

Découvrez Protoclone, l’androïde musculo-squelettique qui pourrait transformer notre quotidien.

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Ce robot a des muscles humains… et c’est franchement flippant
Credit : Clone Robotics | L'EnerGeek

La robotique n’arrête pas de repousser ses limites et Clone Robotics – une startup polonaise lancée en 2021 – vient de franchir une étape importante. Spécialisée dans la robotique biomimétique, l’entreprise s’attache à reproduire la force et l’agilité des êtres vivants. Aujourd’hui, elle annonce le lancement de son dernier bébé : un robot humanoïde nommé Protoclone, un projet qui pourrait bien ouvrir la voie à une nouvelle ère pour les androïdes.

Un aperçu du protoclone

Protoclone a été dévoilé au grand public dans une vidéo qui ne laisse pas indifférent. Ce robot, un androïde musculo-squelettique bipède, se démarque par sa conception originale. Suspendu à quelques câbles dans un hangar sombre, sans visage et avec des membres qui se balancent, il s’anime sur une musique qui met l’eau à la bouche. Ses mouvements, qui évoquent des spasmes ou des contractions musculaires, montrent bien la complexité de sa structure interne.

Côté technique, Protoclone impressionne vraiment. Il dispose de muscles synthétiques recouverts d’une peau translucide qui réagit à des stimulations électriques un peu comme les muscles humains. Avec plus de 1 000 muscles synthétiques (contre les 639 du corps humain), il peut bouger les bras, les jambes, le cou, les genoux et les épaules d’une manière qui frise la naturel. Son squelette en polymère compte 206 « os » individuels et son système nerveux, super sophistiqué, lui permet d’ajuster ses mouvements en temps réel grâce à des retours proprioceptifs et visuels.

https://x.com/clonerobotics/status/1892250639360561234/

Technologie de pointe et vision futuriste

Les fibres synthétiques utilisées dans Protoclone, appelées Myofiber, ont des performances bluffantes. Elles réagissent en moins de 50 millisecondes et offrent une contraction à vide supérieure à 30 %. Chaque fibre peut fournir au moins un kilogramme de force de contraction, ce qui en fait un composant vraiment performant en termes de puissance, de rapidité et d’efficacité.

Dhanush Radhakrishna, cofondateur de Clone Robotics, décrit Protoclone comme « le point de départ de l’ère des androïdes ». L’idée, c’est d’introduire ces robots dans les foyers dans les prochaines décennies pour réaliser plein de tâches ménagères, filer un coup de main dans la vie de tous les jours et même garder un œil sur les enfants, soulignant leur impact potentiel.

Un duel avec les autres acteurs

Clone Robotics n’est pas seul sur le marché des robots humanoïdes. Par exemple, le laboratoire JSK de l’Université de Tokyo avait lancé Kengoro en 2017 en tant qu’outil de recherche. Mais Clone Robotics se démarque clairement par ses ambitions commerciales avec Protoclone, une avancée significative dans le secteur. D’autres boîtes, comme Apptronik, prévoient de déployer leur modèle Apollo dans les usines Mercedes-Benz, tandis que Figure teste ses robots chez BMW, illustrant l’automatisation industrielle.

Le marché des robots humanoïdes est en plein boom. En 2023, sa valeur était estimée à 2,43 milliards USD et on prévoit qu’elle atteindra 66 milliards USD d’ici 2032. L’Asie du Pacifique mène la danse avec une part de marché très forte.

Production et retours du public

Clone Robotics planche pour une production initiale de 219 unités du modèle Protoclone, avec des précommandes prévues plus tard cette année. Même si le prix n’a pas encore été communiqué, la vidéo démonstrative qui circule sur les réseaux sociaux a déjà bien fait parler d’elle. En 40 secondes, on voit Protoclone suspendu faire des mouvements dynamiques, une séquence qui est devenue virale et a déclenché toute une gamme de réactions, de l’étonnement à l’étrange fascination.

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