Depuis plusieurs mois, une fausse idée circule largement : plus de 51 % des Français pensent à tort que les poêles et chaudières à bois seront totalement interdites en 2027. C’est ce que révèle un sondage réalisé par HASE auprès de 2 632 personnes.
Chauffage au bois : un Français sur deux pense que tous les appareils seront interdits
Le chauffage au bois reste un choix plébiscité par de nombreux foyers, mais la réglementation européenne qui se profile pour 2027 suscite une véritable incompréhension. D’après le sondage, 51 % des répondants donnent une mauvaise réponse sur les équipements concernés par la loi.
- 26 % pensent que tous les types de chauffage au bois seront interdits.
- 3 % citent uniquement les poêles à bois.
- 1 % croient que seuls les poêles à granulés seront concernés.
- 11 % désignent les cheminées ouvertes.
Seuls 10 % des sondés ont la bonne réponse : seuls les appareils les plus polluants seront visés par l’interdiction. Ce manque de clarté s’explique en partie par des informations contradictoires relayées dans la presse et sur les réseaux sociaux.
Si la réglementation à venir vise avant tout à réduire la pollution, elle ne fait pas l’unanimité. Le sondage révèle une fracture dans l’opinion :
- 37 % des Français jugent cette éventuelle interdiction justifiée pour des raisons environnementales et de santé publique.
- 38 % s’y opposent fermement.
- 25 % restent sans avis.
Chez les utilisateurs de chauffage au bois, l’opposition est encore plus marquée : 53 % rejettent cette mesure contre 45 % qui la trouvent légitime.
Un enjeu financier pour les ménages
Malgré les incertitudes réglementaires, le chauffage au bois conserve une place importante dans les foyers français. Si l’interdiction des appareils les plus polluants était confirmée, 44 % des sondés refuseraient d’abandonner ce mode de chauffage. Toutefois, une large majorité (75 %) se dit prête à investir dans un appareil plus performant et moins polluant pour se conformer à la future réglementation.
Si la transition vers des équipements plus performants semble envisageable pour beaucoup, elle pose un problème financier. Seuls 23 % des Français déclarent avoir les moyens de changer de mode de chauffage sans aide. Pour les autres :
- 31 % n’ont pas les ressources nécessaires.
- 29 % sont incertains.
- 17 % conditionnent leur décision à l’existence d’aides financières.
Ce chiffre rejoint une autre donnée forte : 91 % des répondants estiment que des aides publiques sont indispensables pour accompagner les ménages dans cette transition.





Ils nous emmerdent jusqu’à la moelle, vraiment.