Le gouvernement français a élargi la prime carburant versée par les employeurs, désormais fixée à 1.000 euros par an, contre 600 euros. Cette prime inclut pour la première fois les frais de recharge des véhicules électriques, hybrides rechargeables et à hydrogène. Cette initiative soutient la décarbonation de la mobilité, alors que le prix moyen du litre d’essence atteint 2,21 euros en France.
Une prime étendue à toutes les énergies de propulsion
La prime s’étend désormais aux énergies alternatives, reconnaissant la diversité des solutions de mobilité. Serge Papin, ministre des PME, explique : « Nous faisons de la prime carburant une aide concrète au pouvoir d’achat pour les salariés. » Annoncée le 24 septembre 2026, la mesure entre en vigueur le 1er octobre.
Les carburants conventionnels comme l’essence et le diesel restent inclus. Avec un prix moyen de 2,21 euros le litre, la pression sur les budgets des ménages augmente. France Info rapporte que le seuil des 2 euros a récemment été franchi, justifiant l’intervention du gouvernement.
Une nouveauté pour les véhicules électriques
Les frais de recharge des véhicules électriques bénéficient désormais du même traitement fiscal que les carburants fossiles. RMC souligne que cette extension répond aux attentes des salariés engagés dans la transition énergétique. L’électricité pour la mobilité professionnelle est ainsi reconnue au même titre que les énergies fossiles dans la comptabilité des entreprises.
Les technologies hybrides rechargeables et à hydrogène sont également couvertes. Cette inclusion accompagne les efforts de décarbonation sans privilégier une technologie particulière. Les salariés utilisant ces motorisations peuvent bénéficier du plafond maximal de 1.000 euros, tout comme leurs collègues utilisant des carburants fossiles ou rechargeant leurs véhicules électriques.
Chiffres et calendrier de la mesure
Le nouveau plafond de 1.000 euros
Le plafond de la prime a connu une augmentation rapide, passant de 300 euros en mai 2026 à 600 euros en juin, pour atteindre 1.000 euros. CNews indique que cette mesure temporaire est valable jusqu’au 31 décembre 2026. L’aide reste exonérée de charges et de cotisations, garantissant son attractivité fiscale.
Le dispositif s’adresse aux salariés en CDI, CDD, intérimaires, apprentis et stagiaires. 20 Minutes détaille les modalités pour les temps partiels : au-delà de 50% du temps de travail légal, la prise en charge est complète, sinon elle est proportionnelle. Le versement se fait sur la fiche de paie ou via des titres-mobilités. Toutefois, sauf obligation conventionnelle, la prime reste facultative pour l’employeur.
Enjeux énergétiques et décarbonation
Intégrer les véhicules électriques et hybrides au dispositif fiscal reflète une stratégie étatique. En mettant l’électricité de mobilité au même niveau que les carburants fossiles, l’État lève un obstacle à l’adoption de motorisations décarbonées. Cette mesure soutient ainsi les objectifs climatiques nationaux sans ajouter de contraintes réglementaires pour les entreprises. Les tensions sur le marché pétrolier européen renforcent la pertinence de cette diversification énergétique.
La prime carburant s’inscrit dans un contexte de hausse des prix énergétiques. Le gaz augmente de 6,3% au 1er octobre 2026, passant de 172,05 euros à 182,88 euros par MWh. L’inflation énergétique affecte la mobilité et le chauffage, réduisant le pouvoir d’achat des ménages. L’autorisation exceptionnelle de circulation des camions-citernes le dimanche illustre les tensions d’approvisionnement.
Modalités pratiques et limitations
Deux options de versement existent : directement sur le bulletin de salaire ou par titres-mobilités, qui ciblent les dépenses de transport. Les salariés choisissent librement leur mode de propulsion : essence, diesel, électricité, hydrogène. Aucune preuve de consommation n’est requise, l’aide étant forfaitaire.
Le dispositif expire au 31 décembre 2026. Après cette date, le plafond pourrait être réduit ou supprimé, créant une incertitude pour les entreprises ayant inclus cette aide dans leur politique salariale. Delphine Imbernon, salariée bénéficiaire, exprime cette inquiétude partagée par de nombreux travailleurs dépendant de leur véhicule pour se rendre au travail. La pérennité du dispositif dépendra des décisions budgétaires et de l’évolution des prix de l’énergie.






