À Dortmund, le 16 mars 2026, de nouvelles recommandations sur l’aération des logements émergent et remettent en question les habitudes traditionnelles. Le Deutscher Verband Flüssiggas e.V. (association allemande du gaz liquéfié) indique que ventiler le matin et le soir n’est plus toujours la meilleure option à mesure que l’hiver s’éloigne. Face aux fortes variations de température au printemps, ces conseils visent à limiter les pertes de chaleur, réduire les dépenses de chauffage et éviter une humidité excessive.
Pourquoi ces recommandations changent
Au printemps, les températures peuvent varier fortement : jusqu’à 15 °C dans la journée, alors que le matin et le soir elles se rapprochent du point de congélation. Aérer aux mauvais moments peut provoquer des pertes de chaleur inutiles, forçant le chauffage à fonctionner davantage et faisant grimper la facture. Le DVFG déconseille donc l’aération matinale et vespérale traditionnelle et suggère plutôt de ventiler en début d’après-midi, quand il fait un peu plus doux.
Du côté de l’humidité, VerbraucherFenster Hessen signale que le dégel et les précipitations augmentent l’humidité extérieure. Si cet air chargé d’humidité entre dans le logement, il peut se condenser sur des surfaces froides et favoriser l’apparition de moisissures, augmentant ainsi les risques pour la santé. Il devient donc indispensable de mieux gérer l’humidité intérieure pendant cette période de transition.
Comment aérer correctement
Pour être efficace, le DVFG recommande de renouveler l’air trois à quatre fois par jour, par sessions de 10 à 15 minutes. L’ADAC précise que ces durées peuvent même atteindre 20 minutes si nécessaire.
Deux méthodes sont particulièrement conseillées : le Stoßlüften et le Querlüften (termes allemands désignant l’ouverture en grand de plusieurs fenêtres simultanément pour un échange rapide d’air). En revanche, il vaut mieux éviter les fenêtres en position oscillo-battante, jugées trop peu efficaces. De plus, couper brièvement le chauffage avant d’ouvrir les fenêtres aide à économiser de l’énergie.
Un hygromètre, vendu pour quelques euros, peut vous aider à surveiller le taux d’humidité intérieur. Le DVFG recommande d’agir si ce taux dépasse 65 % et de viser une humidité inférieure à 50 % après chaque aération.




