Dans un monde qui cherche sans cesse des solutions énergétiques durables, la recherche sur les énergies renouvelables tient une place importante. L’énergie solaire est au centre de beaucoup d’attentions, et les scientifiques travaillent à améliorer les panneaux solaires pour augmenter la production d’électricité et rendre les installations plus fiables.
Les soucis liés aux « points chauds »
Les panneaux solaires, même s’ils sont efficaces, peuvent avoir des défauts appelés « points chauds ». Ce sont des zones qui surchauffent plus que le reste du panneau et posent un vrai problème technique. Ces surchauffes réduisent la performance du panneau, accélèrent sa dégradation et augmentent, dit-on, les risques techniques. Des estimations montrent que ces « points chauds » sont responsables d’environ 22 % des défaillances après seulement trois ans d’exploitation, ce qui représente un défi important pour l’industrie solaire.
L’hydrogel innovant : une solution qui tient la route
Des chercheurs de l’Université polytechnique de Hong Kong ont développé un revêtement innovant à base d’hydrogel pour lutter contre les points chauds. Ce matériau combine de l’hydroxyéthylcellulose, un polymère d’origine naturelle, et un matériau fibreux proche du coton, et il se pose directement sur la surface des panneaux. L’hydrogel fonctionne comme un système de refroidissement en absorbant et en retenant beaucoup d’eau.
Sous l’effet de la chaleur, l’eau s’évapore progressivement, ce qui permet un refroidissement naturel des panneaux. Ce mécanisme réduit localement la température jusqu’à 16 °C et augmente la puissance d’un panneau solaire jusqu’à 13 %, confirme Frandroid. Sur une année, cela peut se traduire par un gain de 6 à 7 % en production électrique.
Une avancée technologique qui dure dans le temps
À la différence des hydrogels classiques, qui se fissurent et se rétractent sous l’effet prolongé du soleil et de la chaleur, ce nouveau revêtement affiche une meilleure durabilité. L’équipe de recherche affirme que leur système offre une performance plus stable et sur le long terme (information relayée dans un communiqué de presse). Grâce à cette solution, près de 50 % des pertes de puissance causées par les points chauds dans les systèmes photovoltaïques intégrés aux bâtiments (BIPV) pourraient être compensées.






