Chauffage et grand froid : laisser allumé en partant au travail, une fausse bonne idée coûteuse

Sachez qu’éteindre totalement votre chauffage en partant peut en réalité faire grimper votre facture !

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Chauffage et grand froid : laisser allumé en partant au travail, une fausse bonne idée coûteuse
Chauffage et grand froid : laisser allumé en partant au travail, une fausse bonne idée coûteuse © L'EnerGeek

Avec le début d’année marqué par une vague de froid qui frappe actuellement le pays, la question de la gestion du chauffage se pose pour beaucoup de foyers français. Alors que certains départements activent le plan grand froid, les consommateurs cherchent la meilleure stratégie pour économiser de l’énergie et réduire leur facture d’électricité ou de gaz. Faut-il couper complètement le chauffage en cas d’absence, même temporaire, ou simplement le baisser ? Les réponses sont plus nuancées qu’on ne le pense.

Arrêter le chauffage quand on part : une fausse bonne idée

Une idée répandue veut qu’on coupe totalement le chauffage quand on quitte son domicile quelques heures ou une journée de travail pour faire des économies, rapporte Cnews. Pourtant, arrêter entièrement le chauffage sur une courte durée crée un déséquilibre thermique dans le logement. L’air froid circule vers les zones chauffées et oblige les radiateurs à fournir plus d’énergie pour ramener la température là où elle était. Résultat : surconsommation et facture qui grimpe.

Quand on rallume après une extinction totale, les radiateurs tournent à plein pour compenser le refroidissement, ce qui consomme beaucoup d’énergie. Contrairement aux apparences, cette méthode peut donc coûter plus cher et être moins bonne pour l’environnement.

Comment économiser sans perdre en confort

Pour optimiser son chauffage tout en restant à l’aise, quelques règles simples suffisent. L’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) préconise une température de 19 °C dans les pièces de vie. Pour les chambres, 17 °C est jugé idéal, et la salle de bain mérite 22 °C lorsqu’on s’en sert. Dans les pièces inoccupées, il est conseillé de maintenir au minimum 12 °C, même si 16 °C reste recommandé.

En cas d’absence prolongée dans un logement bien isolé, il ne faut pas descendre en dessous de 8 à 12 °C. Pour des absences courtes (aller au travail ou partir un week-end), il suffit généralement de baisser le thermostat à 16 ou 17 °C, ce qui préserve l’équilibre thermique sans forcer le chauffage au retour. Les logements mal isolés demandent plus de vigilance : la qualité de l’isolation joue un rôle majeur pour définir une stratégie de chauffage efficace et économique.

Écologie et conséquences pour le logement

Sur le plan écologique, on recommande de couper le chauffage pendant les absences prolongées. Cette approche peut entraîner une légère hausse du coût initial (par exemple pour remonter la température au retour), mais elle contribue à préserver la planète. Il faut cependant anticiper le retour dans un logement non chauffé pour éviter l’inconfort et la surconsommation lors du redémarrage.

L’humidité est un autre point à prendre en compte : l’absence de chauffage favorise la condensation et l’apparition de moisissures ou de champignons, ce qui rend le réchauffement ultérieur plus énergivore. Une bonne isolation thermique reste donc un levier important pour l’efficacité énergétique — une toiture mal isolée peut faire perdre jusqu’à 30 % de la chaleur.

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