Avec l’hiver qui arrive, on se pose tous la question : fermer les volets peut‑il vraiment faire baisser la facture de chauffage ? Optimiser la performance thermique de son logement reste important, surtout quand le chauffage pèse lourd dans le budget. Mais fermer les volets peut‑il vraiment vous faire économiser de façon notable ?
D’où viennent les pertes de chaleur en hiver ?
En hiver, la consommation de chauffage grimpe nettement. Selon l’Agence de la transition écologique (Ademe), les fenêtres représentent 25 % des déperditions de chaleur dans une maison, toutes énergies confondues (gaz, électricité, etc.). Fermer les volets la nuit est donc recommandé pour conserver la chaleur accumulée pendant la journée.
Des études montrent que ces pertes peuvent être réduites jusqu’à 60 % en ajustant correctement volets ou stores, rapporte le journal La République des Pyrenées. C’est surtout la nuit que cela marche bien : le volet crée une couche isolante entre la vitre et l’extérieur.
Quel type de volet isole le mieux ?
L’efficacité dépend en partie du matériau. Les volets en PVC protègent souvent mieux que ceux en bois ou en métal, même si l’esthétique peut moins plaire à certains. Les volets roulants modernes, parfois en aluminium avec mousse intégrée, offrent une isolation supérieure. Leur installation est d’autant plus performante quand le coffre du store est placé à l’extérieur pour descendre au plus près des vitrages.
Même avec du double ou triple vitrage, fermer les volets reste utile : le verre, contrairement à ce que l’on croit, n’est pas un isolant.
Quel gain financier et quelle stratégie globale ?
Les économies liées à la fermeture des volets sont réelles. Pour une maison de 110 m² chauffée par des radiateurs électriques, où la facture annuelle peut atteindre 1 800 € (selon Hellowatt.fr), fermer les volets pourrait réduire cette facture d’au moins 2 %. Le gain peut être plus important si cela s’inscrit dans une vraie stratégie d’isolation de l’habitation.
Dans certains cas, les économies peuvent monter à 5 à 10 % de la consommation de chauffage ; par exemple, pour une dépense annuelle de 1 200 €, cela représenterait environ 120 € d’économie. Cette réduction dépend toutefois de l’état général des fenêtres et de la bonne isolation des autres parties du logement.






