À l’approche des mois froids en France, une question revient souvent pour les foyers qui veulent réduire leurs dépenses énergétiques : doit-on vraiment couper le chauffage dans les pièces inoccupées ? Couper le radiateur dans une pièce peu utilisée peut sembler logique pour faire baisser la facture, mais cette pratique pourrait être une « fausse économie », avertit Le Mag Conso. En réalité, elle peut entraîner des coûts supplémentaires et d’autres désagréments.
Pourquoi couper complètement le chauffage peut coûter plus cher
Laisser une pièce froide perturbe l’équilibre thermique de la maison. L’air froid venu des pièces non chauffées tend à migrer vers les pièces où le chauffage est allumé. Ce phénomène crée des déséquilibres, et les radiateurs des pièces chauffées doivent travailler plus pour maintenir la température. Résultat : La facture énergétique augmente, malgré l’intention d’économiser.
En plus, une pièce non chauffée favorise l’apparition d’humidité, ce qui peut entraîner des moisissures, la dégradation des murs, et même des dommages sur les meubles et les équipements électroniques. L’humidité ne reste pas confinée ; elle peut se propager dans tout le logement et nuire à la salubrité de l’intérieur.
Les recommandations des experts
L’Agence de la transition écologique (ADEME) recommande de maintenir une température minimale de 16 à 17 °C dans les pièces inoccupées (cette plage est équivalente à la température d’une chambre la nuit). Descendre en dessous de 12 °C augmente fortement les risques d’humidité. Garder cette température minimale est un bon compromis entre économies d’énergie et prévention des problèmes liés à l’humidité.






