L’annonce de la fin de vie de Windows 10, fixée au 14 octobre 2025, marque un tournant dans l’univers des systèmes d’exploitation. Lancé en 2015, Windows 10 s’est vite imposé auprès de millions d’utilisateurs dans le monde. Maintenant, avec l’arrêt des mises à jour de sécurité, Microsoft incite ses utilisateurs à migrer vers Windows 11, une démarche qui soulève des questions techniques, environnementales et économiques.
Au revoir Windows 10 : quels enjeux et conséquences ?
Le support de Windows 10 prendra fin le 14 octobre 2025. Après cette date, les mises à jour de sécurité cesseront, ce qui expose les utilisateurs à des failles potentielles. Bien que quelques entreprises ou particuliers puissent choisir une extension temporaire payante, la plupart devront chercher une solution alternative. Avec plus de 240 millions d’ordinateurs potentiellement concernés – notamment ceux considérés comme trop anciens pour supporter Windows 11 –, la situation finira par peser sur tout le monde.
Microsoft pousse clairement ses utilisateurs vers Windows 11. Même si les applications Microsoft 365 continueront d’être mises à jour jusqu’en octobre 2028, aucun nouveau service ne sera proposé à partir d’août 2026 pour ceux qui resteront sur Windows 10. Cette stratégie vise à encourager le changement, même si elle n’est pas sans difficultés pour certains.
Passer à Windows 11 : une transition pas toujours simple
Migrer vers Windows 11 demande de répondre à des exigences matérielles strictes. Par exemple, il faut une puce TPM 2.0 et un processeur Intel Core de 8e génération ou AMD Ryzen 2000. Cette règle oblige souvent à investir dans un nouvel ordinateur, ralentissant ainsi l’adoption du nouveau système.
D’après Stat Counter, il faudra attendre jusqu’en juin 2025 pour que le nombre d’utilisateurs de Windows 11 dépasse celui de Windows 10. Ce décalage en nombre traduit les hésitations sur le coût et les efforts qu’implique cette mise à jour.
Conséquences sur l’environnement et pistes alternatives
Le passage à un nouveau système pourrait aussi entraîner une augmentation des déchets électroniques. En poussant à remplacer des machines encore fonctionnelles, cette évolution touche particulièrement les écoles, associations et foyers aux budgets serrés.
Dans ces conditions, installer un autre système d’exploitation comme Linux pourrait être une option pour prolonger la vie des ordinateurs fonctionnant sous Windows 10 après sa fin de support. Le projet « End of 10 » propose justement d’installer Linux sur les machines qui ne sont pas compatibles avec Windows 11, offrant ainsi une solution à la fois durable et économique.
Initiatives solidaires et perspectives à long terme
Des initiatives telles que « End of 10 » mettent en avant les avantages du logiciel libre : absence de pistage publicitaire, contrôle total par l’utilisateur et une communauté active toujours prête à filer un coup de main via des tutoriels ou des événements éducatifs répartis dans plusieurs pays.






