Le navire Maisha, tanker de près de 300 mètres naviguant sous pavillon d’Antigua-et-Barbuda, se retrouve dans une situation bien compliquée. Propriété de Seaserenity Shipping Ltd, ce bateau, construit en 2002, a été cloué au large de la Loire-Atlantique pendant 67 jours – entre l’île de Noirmoutier et Belle-Île-en-Mer. Pourquoi ? On soupçonne qu’il transportait du pétrole brut russe.
Un équipage en galère
À bord du Maisha, 29 marins philippins vivent une situation vraiment difficile. D’après Geoffroy Lamade, inspecteur pour la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF), ces gars ne sont ni trafiquants ni pirates, mais de simples marins qui veulent juste nourrir leur famille. Il affirme que leur condition, qualifiée de « préoccupante et inacceptable », est aggravée par un manque flagrant de vivres et de carburant. Ce dur quotidien montre comment des décisions prises loin d’ici se répercutent sur la vie de ceux qui travaillent en mer.
Les sanctions et l’arrêt prolongé
Depuis le 26 avril 2025, le Maisha reste coincé à la lisière des eaux territoriales françaises – conséquence directe des lourdes sanctions économiques imposées par l’Union européenne à Moscou. Ces mesures sont destinées à freiner le financement de la guerre d’agression menée par la Russie en Ukraine. Du coup, on a interdit au Maisha d’accoster dans un port européen, ce qui fait partie d’une stratégie pour isoler économiquement la Russie.
Cap sur Willemstad
Après plus de deux mois d’arrêt, le Maisha a finalement repris la mer le 1er juillet 2025, aux alentours de 22h. Sa destination ? Willemstad, la capitale de Curaçao, où il doit arriver pour le 15 juillet. Ce départ a eu lieu après plusieurs échanges entre le commandant du navire, Seaserenity Shipping Ltd et la préfecture maritime de l’Atlantique. Le 2 juillet, un navire de la Marine nationale a d’ailleurs fait une halte pour venir filer un coup de main.




