L’archéologie ne cesse de déterrer les secrets d’antan. Dernière trouvaille dans le sud-ouest de l’Angleterre : deux cercles de pierres qui rappellent Stonehenge et qui offrent un éclairage surprenant sur les civilisations néolithiques. Ce site intrigue autant les spécialistes que le grand public, en montrant toute la finesse des réseaux culturels et architecturaux de l’époque.
Un passé historique riche
Stonehenge, en Angleterre, fait partie des sites archéologiques les plus examinés au monde. Datant de la période Néolithique, ce monument emblématique passionne les chercheurs depuis le début du XXe siècle. Les études menées sur ce lieu ont permis d’en savoir plus sur les pratiques culturelles anciennes, tout en posant de nouvelles questions sur les sociétés qui ont édifié ces constructions colossales.
La découverte d’Alan Endacott
Dans la foulée de ces investigations, l’archéologue Alan Endacott a réalisé une trouvaille remarquable. À l’automne, après des décennies passées à observer et explorer les plateaux du Dartmoor dans le Devon, Endacott a mis au jour deux cercles de pierres ressemblant à ceux de Stonehenge. Le premier, baptisé Metheral, se compose de 20 pierres d’environ un mètre de haut, disposées en une formation ovale de 40 mètres sur 33. Avec le temps, quelques pierres se sont effondrées et la végétation a repris ses droits, rendant cette découverte d’autant plus intéressante. Le second cercle, appelé Irishman’s Wall, se trouve à environ un kilomètre de Metheral et conserve seulement six pierres encore debout.
Les traits particuliers
Ces deux cercles partagent plusieurs points communs avec Stonehenge, notamment leur ancienneté, estimée à près de 5 000 ans. La façon dont les pierres sont disposées suggère une intention bien réfléchie et possiblement rituelle. Selon Endacott, les bâtisseurs de Metheral et de Stonehenge auraient pu collaborer ou, du moins, échanger quelques astuces techniques. D’ailleurs, les cercles de Stonehenge, Metheral et Sittaford Tor dessinent ensemble un arc quasiment parfait qui s’étend d’est en sud, appuyant l’hypothèse d’un lien entre ces lieux.
Les interprétations archéologiques
L’hypothèse selon laquelle ces constructions auraient pu être édifiées quasiment en même temps ouvre la porte à de nouvelles lectures sur les échanges culturels du Néolithique en Angleterre. Quant à l’Irishman’s Wall, il aurait servi de porte d’entrée vers une zone que ses constructeurs considéraient comme sacrée. Cette découverte s’inscrit dans une série d’investigations dans le sud de l’Angleterre, où d’autres vestiges néolithiques continuent d’être révélés. Ainsi, en 2008 déjà, Alan Endacott avait exhumé un autre cercle de pierres à Sittaford Tor, soulignant la richesse historique incroyablement dense de ce secteur.
Source : LiveScience



