Depuis toujours, on cherche à percer les mystères de notre système solaire. Avec les progrès technologiques et les découvertes scientifiques, notre vision de notre voisinage spatial se transforme sans cesse. Ces derniers temps, une recherche particulière anime les esprits : celle d’une possible neuvième planète au-delà de Neptune.
Un moyen simple pour se souvenir et le virage de Pluton
Pour retenir l’ordre des planètes, on a longtemps utilisé la petite phrase : « Mais viendras-tu manger jeudi sur une nappe propre ? ». Ça permettait de mémoriser Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Pluton. Cependant, en 2006, l’Union astronomique internationale a décidé de reclasser Pluton en planète naine.
L’idée d’une neuvième planète ne date pas d’hier, mais les anciennes technologies ne permettaient pas de déceler un objet aussi éloigné. À l’époque, les télescopes manquaient de précision pour capter ce genre de détail. Aujourd’hui, le Scientific American rapporte un renouveau d’espoir grâce à un nouveau télescope installé au Vera C. Rubin Observatory au Chili. Ce télescope devrait commencer à fonctionner début 2025, offrant aux astronomes un outil de taille pour sonder les confins de notre système solaire.
Pour trouver cette neuvième planète, il faut regarder au-delà de la ceinture de Kuiper, cette zone remplie d’astres juste après Neptune qui abrite aussi Pluton. En 2004, Mike Brown a mis le doigt sur Sedna, le premier objet transneptunien extrême (OTNE) détecté bien au-delà de cette ceinture (ce qui a fait naître de nouvelles hypothèses sur l’influence gravitationnelle d’un corps encore invisible).
Des traits attendus et des machines de pointe
Les astronomes pensent qu’un astre un peu plus petit que Neptune pourrait expliquer les forces gravitationnelles observées sur ces OTNE. Selon les estimations, cette neuvième planète pèserait environ dix fois la masse de la Terre et se trouverait à environ 700 unités astronomiques (ou UA – une UA correspond à environ 150 millions de kilomètres).
Source : Cnes.fr






