Royaume-Unis : 14 milliards de livres investit dans un centrale nucléaire zéro déchet

Le projet Sizewell C pourrait marquer le début d’une nouvelle ère pour l’énergie nucléaire au Royaume-Uni.

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Royaume-Unis : 14 milliards de livres investit dans un centrale nucléaire zéro déchet
Royaume-Unis : 14 milliards de livres investit dans un centrale nucléaire zéro déchet © L'EnerGeek

Le Royaume-Uni vient de passer une étape importante dans sa démarche pour renforcer sa sécurité énergétique et diminuer sa dépendance aux énergies venues d’ailleurs. Avec un investissement énorme de 14,2 milliards de livres (soit près de 17 milliards d’euros), le gouvernement britannique mise gros sur la construction des réacteurs nucléaires Sizewell C, installés dans le Suffolk. Ce projet est vu comme la porte d’entrée vers un « âge d’or du nucléaire » dans le pays. Aux côtés de l’énergéticien français EDF, cette opération s’inscrit dans une volonté de lever les blocages qui, depuis des décennies, freinaient le développement du secteur nucléaire au Royaume-Uni.

Un investissement malin et des ambitions solides

Ce lancement financier ne fait pas figure d’initiatives isolées. En effet, les milliards déjà versés dans Sizewell C témoignent de la détermination de Londres à redonner vie à son secteur nucléaire. On rappelle que le gouvernement a récupéré 50 % des parts de Sizewell C après le retrait de l’entreprise chinoise CGN.

Les objectifs affichés sont nets : il ne s’agit pas seulement de garantir l’approvisionnement en énergie du pays, mais aussi de faire face aux remous provoqués notamment par la guerre en Ukraine. Le gouvernement current, issu du parti travailliste, perpétue ainsi la politique amorcée par les conservateurs en matière d’énergie nucléaire.

Zoom sur les aspects techniques et financiers

Le projet Sizewell C prévoit la construction de deux réacteurs EPR, chacun affichant une puissance de 1,6 gigawatt. Le coût total est estimé entre 20 et 30 milliards de livres, même si certains experts tablent sur des dépenses encore plus élevées. La centrale devrait entrer en service vers 2035, ce qui place ce chantier dans une perspective à long terme, demandant une organisation bien planifiée.

La décision finale sur ce gros investissement se jouera lors d’un sommet Paris-Londres prévu pour début juillet. Les annonces budgétaires attendues de la ministre des Finances Rachel Reeves devraient aussi aborder les priorités de dépenses dans la défense et la santé.

Recherche, innovation et avis des habitants

Parallèlement, le gouvernement britannique a débloqué un budget record pour la recherche et l’innovation énergétique dans le domaine de la fusion nucléaire, avec plus de 2,5 milliards de livres consacrés sur une période de cinq ans.

Si Simone Rossi, directeur général d’EDF Energy, salue ce projet comme une avancée majeure pour la sécurité énergétique et la croissance économique du Royaume-Uni, tout n’est pas rose pour autant. Certains habitants de Leiston s’inquiètent des répercussions sur leur environnement, tandis que des associations écologiques pointent du doigt les risques liés à la sécurité et à la gestion des déchets nucléaires.

D’autres initiatives dans le nucléaire au Royaume-Uni

Le pays ne mise pas tout sur Sizewell C pour son avenir nucléaire. En effet, Rolls-Royce a été retenu pour construire des réacteurs modulaires sur le territoire britannique – une option potentiellement plus souple et moins coûteuse que les grosses centrales traditionnelles. EDF est également impliqué dans la construction de Hinkley Point C, située dans le sud-ouest de l’Angleterre, même si ce projet a connu de sérieux défis techniques et des surcoûts notables.

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