Grand acteur de la production et de l’exportation de pétrole, l’Arabie saoudite a entamé une nouvelle ère sans changer de politique, avec le retrait de Khaled al-Faleh. L’ancien dirigeant à la tête d’Aramco et du ministère de l’Energie a été remplacé coup sur coup, tandis que le pays vise la diversification de son industrie, et que le géant pétrolier prépare son introduction en Bourse. Néanmoins, les déclarations du nouveau ministre de l’Energie, le prince Abdel Aziz ben Salmane, confirment la maîtrise de la production, conformément à la stratégie de l’OPEP qui devrait se réunir jeudi 12 septembre 2019.
production
Automobile : l’hydrogène intègre la stratégie chinoise pour l’écomobilité
Confrontée à de graves problèmes de pollution de l’air, la Chine développe massivement l’écomobilité. En pointe sur l’innovation et le lithium, 16 millions de véhicules électriques pourraient être en circulation sur les routes chinoises en 2030… Ambitieuses, les autorités chinoises misent désormais également sur l’hydrogène pour décarboner le secteur des transports. Dans un rapport gouvernemental diffusé ce 22 avril 2019, on apprend que Pékin souhaite voir un million de véhicules à hydrogène sur les routes chinoises d’ici à 2030. Et lorsque les autorités suivent un objectif, les moyens sont généralement à la hauteur…
La Russie bientôt prête à une augmentation de la production de pétrole ?
Les vents venus de Russie se confirment au sujet de la stratégie à adopter dans le secteur pétrolier. Alliée à l’Arabie Saoudite et à l’ensemble de l’OPEP dans le cadre d’un accord conclu en 2017, la Russie est de plus en plus disposée à renverser la politique de baisse de la production. Un changement auquel semble se résoudre également l’Arabie Saoudite à en croire les dernières déclarations de son ministre de l’Energie, le 8 avril 2019. Le monde s’apprête-t-il à voir le robinet du pétrole de nouveau ouvert ?
Record d’exportation d’électricité pour la France selon RTE
Réseau de transport d’électricité (RTE) a indiqué lundi 25 février 2019 que la France a enregistré un record d’exportation d’électricité. Une performance qui s’explique par des températures très clémentes et une mobilisation des capacités énergétiques hivernales. L’Hexagone a donc produit bien plus d’électricité que nécessaire et a pu en faire profiter ses voisins…
EDF et BBOX développent l’énergie solaire « offgrid » au Togo
L’électrification de l’Afrique rurale est sans doute un des défis majeurs pour le continent au 21ème siècle. L’électricien français, EDF, a annoncé vendredi 26 octobre 2018 la signature au Togo d’un nouvel accord de coopération avec BBOXX. L’entreprise britannique est notamment spécialisée dans l’installation de kits solaires autonomes. Ensemble, les nouveaux partenaires comptent y développer des solutions d’accès à l’électricité hors réseau (offgrid). Ambitieux, ils ont pour objectif de conquérir plus de 35% des parts du marché national d’ici 2024.
L’Opep : vers un accord permanent avec les pays non membres ?
Prévu à l’origine pour une période de six mois renouvelable, l’accord scellé en décembre 2016 entre l’OPEP et les pays producteurs non membres dans le but d’atteindre un rééquilibrage du marché, pourrait finalement s’étendre à plus long terme. L’Arabie Saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, s’est positionnée dimanche 21 janvier 2018, en faveur du renouvellement de cette entente pour une durée illimitée.
Dans un contexte difficile depuis 2014 pour l’ensemble des pays producteurs de brut, l’Opep avait finalement réussi à convaincre les autres producteurs de s’associer dans le cadre d’une baisse globale de l’offre au niveau international. Au total, onze pays non membres de l’Opep se sont engagés fin 2016 à diminuer leur production de 558.000 barils par jour, dont la Russie, le Mexique, le Kazakhstan, la Malaisie, Oman, l’Azerbaïdjan, Bahreïn, la Guinée équatoriale, le Sud Soudan, le Soudan et Brunei.
Un possible prolongement de l’accord de l’Opep au-delà de 2018
Ce premier accord ayant permis de faire remonter les prix du brut (le prix du baril tourne désormais autour de 70 dollars contre 30 dollars début 2016), l’Arabie Saoudite souhaiterait prolonger cette coopération à long terme et a appelé pour cela, dimanche 21 janvier, l’ensemble des pays membres et non membres à s’entendre sur la durée. « Nous ne devons pas limiter nos efforts (à des quotas de production) en 2018. Nous devons parler d’un cadre pour notre coopération à plus long terme », a plaidé le ministre saoudien de l’Energie Khaled al-Faleh avant une réunion à Mascate des signataires de l’accord de 2016. Il s’agit de « prolonger au-delà de 2018 le cadre que nous avons établi, c’est-à-dire la déclaration de coopération » entre pays producteurs de l’Opep et pays non membres du cartel comme la Russie, a-t-il ajouté.
Rappelons que cet accord historique (le premier engagement conjoint entre les deux camps depuis près de quinze ans), prévoyait en parallèle l’instauration d’un comité de surveillance de l’accord impliquant trois pays de l’Opep ainsi que deux pays non Opep, dans le but de prévenir toute infraction des quotas fixés par le pacte.
Crédits photo : Khaled al-Faleh (Twitter)