Avec un tiers du pétrole échangé par voie maritime qui passe par le détroit d’Ormuz, ce petit coin du Globe revêt une importance stratégique capitale. Les deux attaques subies par des tankers jeudi 13 juin 2019 ont fait monter la pression sur les marchés. Avec des déclarations belliqueuses de la part des Etats-Unis et de l’Arabie Saoudite et la menace iranienne de bloquer le détroit, les incertitudes demeurent sur les prix du pétrole. L’évolution des cours mondiaux est plus difficile que jamais à prévoir avant la prochaine réunion de l’OPEP+ début juillet.
États-Unis
Emissions de CO2 : BP tire la sonnette d’alarme
Une fois n’est pas coutume, c’est un géant du pétrole qui met en garde contre la hausse des émissions de CO2 dans le monde. Le groupe BP a publié le 11 juin 2019 un rapport sur l’énergie, dont les conclusions sont inquiétantes. Si l’Accord de Paris est toujours atteignable, la trajectoire doit rapidement être inversée. En effet, avec un recours en hausse aux énergies fossiles, les émissions de gaz à effet de serre augmentent fortement depuis 2016…
Quelles différences peut-on faire entre les pics pétroliers ?
Le fantasme du pic pétrolier fait couler beaucoup d’encre, depuis plus d’un demi-siècle. Concept souvent utilisé, le pic pétrolier se comprend d’abord comme le sommet de la production d’un puits de pétrole, c’est le début d’une production qui ira de manière décroissante sur un site. A l’échelle globale, le pic pétrolier est le moment au cours duquel les réserves de pétrole seront moins importantes que les ressources déjà exploitées.
Le nucléaire bat des records aux Etats-Unis et continue de s’exporter
En janvier dernier, l’Energy Information Agency (EIA) a publié l’Annual Energy Outlook 2019. Selon l’agence, l’année 2018 a marqué un record de production pour l’électricité issue du nucléaire. Par ailleurs, alors que l’atome assure une électricité décarbonée, l’exportation de cette technologie stratégique pour la transition énergétique est au coeur de l’actualité. En effet, après les révélations de Reuters Arabic, sur les intentions de la National Nuclear Security Administration (NNSA) en Arabie Saoudite, l’éventuelle construction de nouveaux EPR en Chine atteste de l’intérêt des pays en croissance pour l’énergie nucléaire…
Le gazoduc Nord Stream 2 divise les Européens
La France et l’Allemagne se disputent de manière feutrée au sujet du projet de gazoduc Nord Stream 2. Paris voit d’un mauvais œil la construction d’un tube gazier reliant directement la Russie à l’Allemagne via la mer Baltique. La France craint une dépendance européenne trop forte au gaz russe et se positionne aujourd’hui au niveau européen pour rendre le projet plus difficile. En effet, l’exécutif français soutient la révision d’une directive portant sur le gaz et qui empêcherait le russe Gazprom d’être à la fois le producteur et le propriétaire du gaz exporté en Allemagne.
Malgré les sanctions, le pétrole iranien se porte bien
En dépit des sanctions américaines, la République Islamique d’Iran parvient à exporter son pétrole. C’est du moins ce qu’affirme son ministre du pétrole, Amir Hossein Zamani-Nia. Après les sanctions décidées par Donald Trump le 5 novembre 2018, le principal rival de l’Arabie Saoudite parvient malgré tout à tirer son épingle du jeu… En adoptant une position non-alignée, l’Europe contribue notamment à dessiner un nouveau rapport de force.
L’Algérie veut plus d’énergie nucléaire
L’Algérie appartient au club des pays nucléarisés. Pourtant seules deux centrales sont abritées par ce pays où la consommation d’énergies fossiles reste largement majoritaire. La trajectoire du pays pourrait changer peu à peu avec la volonté de produire plus d’électricité grâce à l’atome. C’est le souhait du gouvernement qui a validé en fin de semaine dernière un projet de loi relatif aux activités nucléaires civiles.