Pétrole : menée par l'Arabie Saoudite, la guerre des prix a bien lieu - L'EnerGeek

Pétrole : menée par l’Arabie Saoudite, la guerre des prix a bien lieu

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Ce mercredi 11 mars 2020, Aramco, société pétrolière d’Etat de l’Arabie Saoudite, a annoncé qu’elle allait augmenter fortement sa production de pétrole, entraînant une nouvelle chute du prix du baril. Le même jour, Vladimir Poutine, président de la Russie, principal acteur, avec Ryad, de cette crise pétrolière, a déclaré que l’économie de son pays en sortira « renforcée ».

L’Arabie Saoudite augmente encore sa production de pétrole

Depuis que la Russie et l’Arabie Saoudite ont échoué à s’entendre pour limiter leur production de pétrole et donc maintenir des tarifs élevés, une véritable guerre des prix s’est déclenchée. Ryad annonce des hausses de production continues, faisant s’effondrer le prix du baril de brut. Moscou fait preuve, en retour, d’un flegme absolu, alors que cette chute des cours du pétrole a un profond impact sur l’ensemble des marchés financiers, en particulier en Russie.

Le mardi 10 mars 2020, l’Arabie Saoudite, par la voix de son entreprise pétrolière d’Etat Aramco, a annoncé qu’elle augmentait sa production d’au moins d’au moins 2,5 millions de barils par jour (bpj), pour la porter à 12,3 millions bpj à partir d’avril.

Ce mercredi 11 mars 2020, le premier exportateur mondial de pétrole est allé encore plus loin : “Saudi Aramco annonce avoir reçu une directive du ministère de l’Energie visant à augmenter sa capacité maximale durable de 12 à 13 millions bpj”, a déclaré l’entreprise d’Etat.

La grande question est de savoir si l’Arabie Saoudite est capable de maintenir une production aussi élevée sur le moyen terme, car augmenter sa capacité de production nécessite des investissements considérables. Il est possible que le pays puise pour ce faire dans ses réserves stratégiques de plusieurs millions de barils.

« Les processus de ce genre créent des problèmes, mais aussi de nouvelles possibilités » (Vladimir Poutine)

Censé mettre la pression sur Moscou, ces manœuvres n’ébranlent pas, pour l’heure, les autorités russes. Mardi 10 mars, le ministre de l’Energie russe Alexandre Novak indiquait que l’alliance Russie-Arabie Saoudite n’était pas morte et que l’actuel désaccord “ne signifie pas qu’à l’avenir nous ne pourrons plus coopérer entre pays Opep et non-Opep”.

Mercredi, Vladimir Poutine, le président russe, s’est montré beaucoup plus offensif : il a même affirmé que l’économie russe pourrait sortir « renforcée » de cette guerre de prix. “Il y a toutes les chances pour que les secteurs clés de la production (russe) sortent de cette situation beaucoup plus forts. Les processus de ce genre créent des problèmes mais à l’inverse, ils créent aussi de nouvelles possibilités. Je suis certain que la Russie traversera cette période turbulente avec calme et dignité”, a-t-il affirmé lors d’une réunion avec des investisseurs.

Certes, une part substantielle des revenues à l’export de la Russie provient du pétrole, dont elle est le second producteur mondial. Mais le pays dispose d’un fonds souverain de stabilité, destiné à soutenir une baisse des cours du pétrole. Après des années de rigueur budgétaire, le pays a ainsi accumulé 150 milliards de dollars, de quoi maintenir l’économie russe à flot pendant 6 à 10 ans avec un prix du baril aux alentours de 25 à 30 dollars.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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