Union Européenne : vers une exclusion du nucléaire des énergies « vertes » ?

Union Européenne : vers une exclusion du nucléaire des énergies « vertes » ?

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Ce lundi 9 mars 2020, un groupe d’experts indépendants, qui conseille la Commission Européenne, a rendu ses conclusions sur la « taxinomie verte », cette liste d’énergies considérées comme favorables à l’environnement : ils n’ont pas recommandé d’y inclure le nucléaire, malgré ses émissions carbone presque nulles.

La taxinomie, une définition des activités génératrices de bénéfices environnementaux

Quelle place doit avoir l’énergie nucléaire dans la transition énergétique mondiale ? Le débat agite tant la communauté scientifique que les responsables politiques. La question est notamment brûlante en Europe : le nucléaire doit-il faire partie du Green Deal voulu par la nouvelle Commission Européenne présidée par Ursula von der Leyen ?

Mi-décembre 2019, le Conseil Européen avait décidé, sous la pression de la Hongrie, de la Tchéquie et de la France, de ne pas exclure par principe le nucléaire des énergies pouvant faire l’objet de financements « verts », afin d’atteindre l’objectif de neutralité carbone en 2050 pour l’Union Européenne.

Ce lundi 9 mars 2020, un groupe d’experts mandatés par la Commission Européenne, issus de la société civile, du monde universitaire, des entreprises et du secteur financier, a rendu ses conclusions sur la « taxinomie » verte, une liste d’activités génératrices de bénéfices environnementaux.

Le but de cette taxinomie est de clarifier quelles technologies sont jugées durables par la Commission, afin d’encadrer plus fermement les décisions (et la communication) des Etats, des collectivités ou des entreprises. Cette liste permettra notamment de lutter contre le greenwashing.

Le groupe d’experts mandatés par la Commission veut exclure le nucléaire de la taxinomie

Sans surprise, le groupe d’experts a rejeté de cette liste le gaz et certaines bioénergies peu durables. En revanche, le nucléaire a fait l’objet d’un débat plus nuancé. Les experts reconnaissent d’ailleurs le soutien que l’énergie atomique peut apporter à la transition énergétique : « le nucléaire génère des émissions de gaz à effet de serre presque nulles pendant la phase de production d’énergie et peut donc contribuer aux objectifs d’atténuation du changement climatique », écrivent-ils.

En revanche, pour eux, cette énergie n’apporte pas toutes les garanties environnementales, hors émissions carbone : « il est très difficile d’évaluer l’impact du nucléaire sur l’économie circulaire et la gestion des déchets, la biodiversité, les systèmes d’eau et la pollution. Par exemple, en ce qui concerne la gestion à long terme des déchets de haute activité, une combinaison de stockage temporaire et d’élimination permanente dans les strates géologiques est la plus prometteuse, mais nulle part dans le monde un dépôt souterrain viable, sûr et à long terme n’a été établi », détaille le groupe d’experts.

“Compte tenu de ces limites, il n’a pas été possible au groupe d’experts de conclure que la chaîne de valeur de l’énergie nucléaire ne cause pas de préjudice significatif à d’autres objectifs environnementaux sur les échelles de temps concernées. Le groupe d’experts n’a donc pas recommandé l’inclusion de l’énergie nucléaire dans la taxonomie à ce stade”, conclue le rapport.

Ces propositions vont servir de base à la rédaction, par la Commission Européenne, de la taxinomie définitive. Pour autant, cet avis est consultatif, et ses conclusions peuvent être modifiées d’ici la publication de la réglementation, fin 2020.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Franchement ….les cranes d oeuf n ont encore rien compris aux avantages siderants du Nucleaire ! On parle de gestion des déchets alors même que l enfouissement est Secure et que de toute façon l humanité vit ses derniers instants …. Ces experts sont ils vraiment des experts en energie ? Et quel s lobbys les animent ??

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  • @ Cautin
    On comprend tout à fait que vous soyez collapsologue, que vous puissiez croire en l’effondrement de notre civilisation… en étant aussi pronucléaire ! Au point de mettre une majuscule à cette foutue énergie, synonyme de Dépenses élevées, Déchets ingérables et Dangers conduisant à des catastrophes majeures dramatiques.

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  • “nulle part dans le monde un dépôt souterrain viable, sûr et à long terme n’a été établi ” :
    tiens, ces pseudos experts n’ont pas entendu parler du réacteur naturel d’*Oklo ? Les déchets de ce réacteur n’ont pas bougé en 2 milliards d’années…
    Et à Bure les argilites des couches du Callovo-Oxfordien ont les mêmes propriétés.
    On peut supposer que ces experts “indépendants” sont majoritairement allemands et probablement affiliés aux Verts de ce pays.
    Espérons cependant sans trop y croire que pour une fois nos représentants au parlement et à la commission de l’UE ne se laisseront pas embobiner par nos voisins allemands.

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  • La présentation de l’article m’a suffit: “un groupe d’experts indépendants…”
    Indépendants de qui, de quoi exactement, je suis curieux?

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  • Curieux que l’on demande au nucleaire de demontrer la faisabilite d’un site d’enfouisssement des dechets alors que virtuellement partout dans le monde on l’en empeche. Mais, admettons: dans ce cas on devrait demander la meme “preuve” de faisabilite aux energies renouvelables et indiquer quel pays au monde fonctionne avec du tout-renouvelable, ou meme avec 51% d’energie renouvelable. Si un tel pays existe, je serai curieux de savoir quels systeme de stockage d’electricte pour palier a l’intermittence? quelle fiabilite du reseau? quelles energies fossiles de remplacement (backup)? quels dechets (cellules PV) ? quelles depenses carbone? et quel cout au consomateurs?

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  • “Sans surprise, le groupe d’experts a rejeté de cette liste le gaz” : c’est faux, la liste inclue la production d’électricité à partir du gaz (non limité au gaz naturel). Dans le texte : “Production of Electricity from Gas (not exclusive to natural gas)”.

    Cela rend d’autant plus surprenant, et inadmissible, l’exclusion du nucléaire, qui émet 12 g de CO2 par kWh alors que le gaz naturel (en cycle combiné) émet 490 g/kWh et que le charbon, exclu de la liste comme le pétrole, émet 820 g/kWh !

    Inadmissible, mais pas si étonnant lorsque l’on consulte à la fin du rapport la liste des experts de ce groupe technique, où l’on trouve quatre militants antinucléaires déclarés, lesquels savent pertinemment que les renouvelables électriques ont besoin d’une source pilotable en back-up.

    Ce “groupe technique” a donc refusé de reconnaitre la contribution de l’énergie nucléaire à la lutte pour le climat, alors que c’est principalement grâce à cette énergie que l’électricité française est décarbonée à plus de 90% depuis plusieurs décennies et que la France est l’un des pays de l’UE et de l’OCDE les moins émetteurs de CO2 par habitant.

    Dans le contexte de l’urgence climatique, cela s’appelle marcher sur la tête ! Il faut espérer que la Commission, ainsi que les élus français au Parlement Européen, ne se laisseront pas berner par un rapport aussi manifestement biaisé s’agissant de la principale source d’énergie à la fois bas-carbone et pilotable, l’énergie nucléaire.

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  • Sauf que le gaz naturel, en cycle combiné, émet plus que 490 g/kWh si le gaz est importé.

    Voici un tableau, tiré d’une étude de 2019, qui compare les émissions, sur 20 et 100 ans, de centrales européennes utilisant du charbon européen ou du gaz provenant de différents endroits du monde.

    https://zupimages.net/up/20/10/a8k1.jpg

    Source
    National Energy Technology Laboratory, USA
    LIFE CYCLE GREENHOUSE GAS PERSPECTIVE ON EXPORTING LIQUEFIED NATURAL GAS FROM THE UNITED STATES, 2019.

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  • Votre article nous dit que les “experts” (le mot est un peu choquant ici – c’est une foire d’empoigne entre des anti nucléaires déclarés, peut-être quelques pro déclarés et j’espère quelques autres) ne veulent pas que le nucléaire appartiennent à la catégorie “verte”. Mais l’article ne nous dit pas quelles sources d’énergies ont eu l’immense honneur d’être qualifiées de “vertes” … Un journalisme focalisé nucléaire, (contre, pour, yo no sé) incomplet et somme toute assez mauvais. Quant à moi, je dirais volontiers, en paraphrasant le grand Deng Hsiao Ping: que le nucléaire soit vert ou rose n’a pas d’importance, ce qui compte c’est qu’il produise beaucoup d’électricité, avec régularité et constance, sans émettre de gaz à effet de serre … Le nucléaire a-t-il des concurrents en la matière ? Et parmi les Verts ?

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  • Le premier réacteur nucléaire pour la production d’électricité a été mis en service en juin 1954 à Obninsk (Russie), suivi par celui de Calder Hall (GB) en août 1956.

    Si depuis plus de 60 ans l’industrie nucléaire n’est pas capable de produire de l’électricité à un coût acceptable et sans danger, c’est que cette industrie ne présente aucun intérêt, et même plus d’inconvénients que d’avantages.

    Le nucléaire civil n’a pas été développé pour réduire les émissions de CO2 ou lutter contre le “réchauffement climatique anthropique”, mais en symbiose avec le nucléaire militaire, en France comme dans les autres pays initiateurs.

    Au début des années 1970, on craignait surtout le retour d’un petit âge glaciaire, avec les mêmes conséquences catastrophiques que celles qui sont annoncées pour le réchauffement (plus froid = plus chaud). C’est à lire ici (“The Cooling Worl” Newsweek du 28 avril 1975) :
    http://www.denisdutton.com/newsweek_coolingworld.pdf

    D’ailleurs, cette histoire de CO2 a été une aubaine pour l’industrie nucléaire qui a sauté sur l’occasion alors que ses autres arguments prenaient l’eau peu à peu avec le développement des énergies renouvelables et du stockage de l’énergie.

    Mais le GIEC lui-même est dans une grande expectative concernant l’importance éventuelle du CO2 anthropique (causé par l’Homme), ne sachant pas quelle est le “forçage radiatif” du CO2, dans un rapport de un à trois selon les estimations.

    Le nucléaire ne tient pas la route aussi bien d’un point de vue économique qu’en capacité de déploiement rapide. Aux Etats-Unis, plusieurs centrales nucléaires sont subventionnées par les Etats (New-York …) ou ont cessé leur activité malgré une extension de licence à 60 ans. En Grande-Bretagne, l’éolien offshore qui sera mis en service de 2023 à 2025 produira à un coût de 39 à 42 £/MWh contre 95 £/MWh pour le nucléaire en 2025 ou plus tard (base £2012 chacun).

    La capacité nucléaire mondiale était de 390,5 GW fin 2019 et de 370,5 GW fin 1999. Une progression de seulement 20 GW en 20 ans.
    La production d’électricité nucléaire était de 2.525 TWh (en brut) en 1999, de 2.804 TWh en 2006 et seulement 2.701 TWh en 2018 : 103 TWh de moins que 12 ans plus tôt ou seulement 176 TWh de plus que 19 ans plus tôt.

    Pendant ce temps, la production d’électricité renouvelable est passée de 2.810 TWh (en brut, dont 2.610 hydraulique) en 1999 à 3.440 TWh (dont 3.030 hydrau) en 2006 et 6.670 TWh (dont 4.190 hydrau) en 2018. Non seulement l’hydraulique dépasse largement le nucléaire, mais les “autres énergies renouvelables” commencent à le talonner avec 2.480 TWh.

    Alors, mieux vaut mettre ses sous (euros) là où ils apportent une réelle et rapide contribution au changement du système électrique, ce qui se fait très bien avec les énergies renouvelables associées au stockage.

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  • @Gibus
    Etes-vous donc mieux placé que l’IEA pour juger de ce qui est bon ou pas pour la réduction des émissions ? Pourquoi donc toujours diaboliser le nucléaire ?

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  • @studer Bon, bien sûr la Commission et le Parlement Européen devront-ils s’exprimer mais ne croyez-vous pas qu’une position forte et claire des autorités françaises serait déterminante? Autorités c’est-à-dire Parlement (Assemblée Nationale, Sénat , OPECST,…), Présidence et Gouvernement . Si les Français pensent qu’ils doivent laisser la bride sur le cou à la pensée allemande, on terminera forcément avec un discours “que la France sorte du nucléaire au même rythme que l’Allemagne sortira du charbon”…

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  • @Gibus.

    Vous commencez par affirmer sans preuve que “depuis plus de 60 ans l’industrie nucléaire n’est pas capable de produire de l’électricité à un coût acceptable et sans danger”. C’est doublement faux.

    Toutes les études scientifiques sur le sujet démontrent que le nucléaire est, parmi les sources d’énergie pilotables y compris l’hydroélectricité, la moins dangereuse pour l’homme et pour l’environnement au vu de l’expérience, y compris en tenant compte de Tchernobyl et de Fukushima.

    Quant au coût, l’électricité française reste depuis des lustres l’une des moins chères d’Europe, nettement en dessous de la moyenne européenne. En Allemagne, qui a fermé 11 réacteurs depuis 2011 et où l’éolien et le solaire représentent 40% de la production électrique, l’électricité est 75% plus chère qu’en France (chiffres 2019). Pas 5%, 75% ! (cf.https://allemagne-energies.com/bilans-energetiques/)

    Vous continuez en soulignant que “Le nucléaire civil n’a pas été développé pour réduire les émissions de CO2 ou lutter contre le réchauffement climatique anthropique”. Et alors ? A l’époque, personne ne parlait de réchauffement climatique lié aux émissions de CO2. Il se trouve que le faible niveau d’émission par le nucléaire (6gCO2/kWh en France selon l’ADEME) représente un avantage supplémentaire indéniable face à l’urgence climatique.

    Et vous voudriez que l’on continue à passer sous silence cet avantage (69% des Français croient encore que le nucléaire contribue au réchauffement climatique, selon un sondage BVA de juin 2019 !), alors qu’il explique que la France produise depuis des décennies une électricité décarbonée à plus de 90% (l’objectif recommandé par le GIEC étant d’au moins 80% en 2035) ? Alors que son électricité bas-carbone est la principale raison pour laquelle la France est l’un des pays les moins émetteurs de CO2 en Europe et au sein de l’OCDE ? Alors que les émissions de CO2éq par habitant en Allemagne, qu’on voudrait nous donner en exemple, sont 60% supérieures à celles de la France ?

    C’est avec des raisonnements comme les vôtres que l’on a engagé une “transition énergétique” centrée sur la réduction du nucléaire au profit des renouvelables électriques (121 milliards d’€ déjà engagés en 2017 selon la Cour des Comptes), au lieu d’investir massivement dans la décarbonation du chauffage et des transports, de loin les principales sources d’émission de CO2 dans notre pays, et dans la R&D sur le stockage massif et économique de l’électricité, condition préalable au déploiement à grande échelle de l’éolien et du solaire intermittents.

    Cela s’appelle mettre la charrue avant les bœufs.

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  • Prenons l’exemple d’un consommateur moyen d’électricité, dans la tranche de 2.500 à 5.000 kWh par an, dans les statistiques d’Eurostat.

    En Belgique, où le nucléaire compte pour 50% de la production d’électricité, du moins lorsque les réacteurs ne sont pas en panne, le prix hors taxes diverses et hors TVA est presque le double de celui du Danemark (0,1965 €/kWh contre 0,1084 €/kWh) et encore bien plus élevé que celui de l’Allemagne (0,1473 €/kWh), malgré les importations d’électricité nucléaire française.

    Pour le prix avec toutes les taxes diverses et la TVA, il est pratiquement aussi élevé qu’au Danemark et en Allemagne : 0,2839 €/kWh contre 0,2984 €/kWh et 0,3088 €/kWh.

    Mais au Portugal, pays sans nucléaire, le prix est très nettement inférieur à celui de la Belgique dans tous les cas et même un peu inférieur à celui de la France dans le premier cas : 0,1103 €/kWh contre 0,1138 €/kWh hors taxes diverses et hors TVA.

    Le rapport entre le prix de l’électricité, toutes taxes et TVA comprises, entre l’Allemagne et la France n’a pratiquement pas varié entre 2007 et 2019. Ce qui veut dire que cette différence de prix n’est pas liée à la sortie du nucléaire mais à de nombreux autres facteurs.

    Si l’on se concentre sur le seul coût de production, donc sans les diverses taxes variant d’un pays à l’autre et sans la TVA tout aussi variable, on voit que le nucléaire si abondant en France ne conduit pas à des coûts plus bas de production de l’électricité.

    Comme cela a été dit, le coût de l’électricité éolienne en mer sera deux fois moins élevé que celui du nucléaire en Grande-Bretagne. La durée de construction de l’éolien en mer, pourtant plus compliqué que sur terre, sera aussi deux fois plus courte que pour le nucléaire.

    Dans un nombre croissant de pays, pour les nouvelles constructions, l’éolien et/ou le solaire selon le cas devient moins cher que le pétrole, le gaz ou le charbon. En Allemagne même, EnBW a commencé la construction d’un parc solaire sans aucune subvention, comme cela se fait de plus en plus en Espagne.

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  • @Gibus
    Encore tout faux.
    L’éolien en mer coûtera encore plus cher que le nouveau nucléaire en Grande Bretagne . https://www.actu-environnement.com/ae/news/eolien-offshore-tarif-achat-parcs-negociation-31519.php4
    En Allemagne, ce n’est pas par du photovoltaïque moins cher que les factures TTC des consommateurs vont baisser. Celles-ci vont continuer encore à augmenter significativement. Les taxes incluent bien les coûts de la transition énergétique (et coût de la sortie du nucléaire) . Voir les détails sur allemagne-energie dont le lien se trouve plus haut.

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  • La France est tellement en retard dans les énergies renouvelables et met tellement de bâtons dans les roues de celles-ci que les coûts s’en ressentent.

    Les pays voisins de la mer du Nord et de la Baltique se sont lancés depuis longtemps dans l’éolien en mer, ont développé une industrie pour cela, ont des procédures rapides et ont donc des coûts bien plus faible qu’en France.

    En France, il a fallu construire des usines, avec une incertitude sur les volumes à produire dans les années suivantes. En matière économique, l’incertitude est un facteur de risque qui augmente les coûts et aussi les coûts financiers. C’est le cas ici pour l’éolien maritime en France.

    Le coût de l’éolien en mer en cours de réalisation est donc très inférieur en Grande-Bretagne à celui en France, et plus de deux fois inférieur à celui du nucléaire de Hinkley-Point-C.

    En Allemagne comme dans les autres pays ayant développé le solaire photovoltaïque, l’aide apportée pour le lancement de la filière a une durée de vingt ans. Ces subventions ont conduit à une production en grandes séries au niveau mondial, ce qui a entraîné une baisse rapide des coûts et une augmentation des performances. Mais l’historique est un investissement qui doit être honoré et les bénéfices ne viendront qu’ensuite.

    L’aide aux énergies renouvelables n’est qu’une partie des taxes diverses et variées sur l’électricité en Allemagne et ce n’est pas cela seul qui fait la différence des tarifs entre ce pays et la France.

    Comme déjà dit, le rapport entre le prix de l’électricité, toutes taxes et TVA comprises, entre l’Allemagne et la France n’a pratiquement pas varié entre 2007 et 2019. Ce qui veut dire que cette différence de prix n’est pas liée à la sortie du nucléaire mais à de nombreux autres facteurs.

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  • La France est mieux placée que n’importe quel pays européens pour son faible empreinte carbone globale. Pour ce qui est du coût du KWh TTC et du contenu carbone, elle fait mieux que la plupart des pays européens aussi. L’important n’est pas tant la quantité de “renouvelable” que le contenu carbone de celui-ci.

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