La France profite du souffle de l'éolien en Chine - L'EnerGeek

La France profite du souffle de l’éolien en Chine

éolien + CHineL’énergéticien tricolore EDF vient d’annoncer l’acquisition de 80 % de la société chinoise UPC Asia Wind Management (AWM), et prouve une fois de plus que l’expertise française en matière énergétique est l’une des plus séduisante au monde.

L’arrivée d’EDF sur le marché chinois atteste de l’internationalisation de l’électricien, décidée lors de l’adoption de la stratégie CAP 2030. Cette opération en faveur du développement des énergies renouvelables, dont le montant n’a pas été dévoilé, « s’inscrit parfaitement dans (la) dynamique » de l’entreprise, précise son PDG, Jean-Bernard Lévy. Avec le fonds d’investissement américain Global Environment Fund (GEF), actionnaire à hauteur de 20 %, elle contrôle désormais les fermes éoliennes chinoises de l’UPC AWM, situées surtout au nord du pays.

Lire aussi : Energies renouvelables : l’attractivité des pays selon le cabinet EY

« Nous sommes le premier opérateur européen à s’installer en Chine, dans ce marché qui est extrêmement prometteur », souligne le directeur général d’EDF Energies Nouvelles, Antoine Cahuzac. Au total, le groupe va reprendre « 74 mégawatts de projets en opération et 130 mégawatts de projets en construction (…) et un peu plus d’un gigawatt de projets en cours de développement », indique par ailleurs le directeur général délégué d’EDF EN, Bruno Fyot.

En s’installant sur place, le groupe espère faire valoir son savoir-faire dans l’opération et la maintenance, tout en profitant des « meilleurs opportunités du territoire » dans un pays qui est à l’origine de la moitié des nouvelles capacités éoliennes autour du globe en 2015. En l’espace de seulement 5 ans, EDF va ainsi installer le double des capacités actuellement disponibles en France, soit construire environ 2 gigawatts ou 200 et 300 MW par an.

Pékin souhaite atteindre 250 GW installés en 2020, contre 145 GW fin 2015, ce marché intéresse aussi bien les groupes publics chinois (China Huadian Corporation, China Datang Corporation…) que les entreprises étrangères, telles que Siemens ou General Electric. Seul risque pour ces compagnies qui viendraient s’installer dans le Sud : « l’incapacité du réseau électrique chinois à absorber l’électricité croissante issue des énergies renouvelables » et une perte estimée en moyenne à 10 %.

        Lire aussi : Un tiers des éoliennes mondiales installé en Chine en 2012

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
ven 12 Déc 2014
Le fabricant de panneaux d'affichage lumineux Prismaflex, basée à Lyon, a annoncé la conception d'une enseigne capable de s'autoalimenter et de produire de l'énergie. Une prouesse rendue possible grâce à l'utilisation de la technologie Wysips, le film photovoltaïque transparent développé…
mer 9 Avr 2014
En Allemagne, la transition énergétique prend un nouveau tournant après l’adoption d’une réforme mardi 8 avril, visant à enrayer la hausse du prix de l'électricité et à mieux encadrer le développement des énergies vertes. Le Conseil des ministres a tranché, désormais les…
lun 2 Juin 2014
Alors que le projet de restructuration du groupe Alstom fait les gros titres de la presse économique française, le groupe a inauguré son premier centre de technologie hydroélectrique d'Amérique Latine. Ce nouveau complexe, dont la construction a nécessité un investissement…
mar 10 Juin 2014
L'électricien français EDF a officialisé mercredi 4 juin la commande de deux turbines hydroliennes auprès du groupe français DCNS. C'est via sa filiale OpenHydro que ce constructeur naval, également spécialisé dans le secteur de l'énergie, fournira ces deux turbines à…

COMMENTAIRES

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.