Lancement du chantier de la première centrale nucléaire turque

Lancement du chantier de la première centrale nucléaire turque

Centrale_nucleaire_Akkuyu_Turquie

Symbole d’une coopération énergétique et économique retrouvée entre la Russie et la Turquie, le projet de centrale nucléaire d’Akkuyu, dans le sud du pays, devrait finalement se concrétiser. En visite à Ankara mardi 3 avril 2018, le Président russe Vladimir Poutine a officiellement lancé en compagnie de son homologue turque Recep Tayyip Erdogan, le chantier de construction de la centrale, avec en ligne de mire une mise en service du premier réacteur dès 2023.

Alors que les ouvriers commençaient à couler les premiers mètres carrés de béton, les deux présidents célébraient à leur manière mardi 3 avril 2018, ce nouveau projet énergétique de grande ampleur (après le projet de gazoduc russe vers la Turquie Turk-Stream), comme le signe d’une nouvelle collaboration de longue durée entre leur deux pays. « Que Dieu soit avec vous ! », a déclaré le chef d’Etat turc, M. Erdogan lors un discours tenu à Ankara en compagnie du Président russe Vladimir Poutine et retransmis par visioconférence sur le site du chantier de la centrale nucléaire d’Akkuyu. « Nous assistons à un moment vraiment historique pour notre développement et pour notre coopération énergétique avec la Russie », a-t-il ajouté.

Mise en service de la centrale nucléaire turque espérée pour 2023

Située dans la province de Mersin dans le sud de la Turquie, la future centrale nucléaire d’Akkuyu, devait à l’origine entamer sa construction dès 2015 suite à un accord de collaboration nucléaire signé entre l’Agence Rosatom et le ministère turc de l’énergie en 2011. Mais voilà, le refroidissement des relations entre ces deux pays ces dernières années né de la destruction par l’aviation turque d’un bombardier russe survolant la frontière syro-turque en novembre 2015, avait mis un coup d’arrêt au projet de Rosatom.

Leurs relations se sont depuis réchauffées et les deux partenaires ont mis de côté leurs différends sur la Syrie pour coopérer sur ce dossier. L’agence russe a cédé en 2017 une part minoritaire de 49% du projet à un consortium de sociétés turques, et obtenu l’ensemble des licences et autorisations nécessaires pour le lancement du chantier. Cette centrale sera composée de quatre réacteurs pour un coût total estimé à 20 milliards de dollars et représentera au minimum 10% de la production électrique turc, aujourd’hui largement dominée par l’importation d’hydrocarbures. La mise en service du premier de ces quatre réacteurs est espérée pour 2023 et la célébration du centenaire de la République de Turquie.

Crédits photo : Recep Tayyip Erdogan (Twitter)

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Un appel d’offres avec d’autres énergies encore plus décarbonées (les renouvelables) n’aurait pas permis à Rosatom de l’emporter. Contrat une fois de plus assorti de la vente de missiles S400, d’accords géopolitiques, de conditions durablement secrètes etc.

    La Turquie est déjà amplement dépendante de la Russie pour son gaz et à présent via le nucléaire pour une soixantaine d’années. Procédera-t-elle comme l’Arabie Saoudite, l’Iran etc à l’enrichissement.

    Pour mémoire l’éolien est déjà à 14 euros le MWh au Mexique, 16 euros au Brésil (EDF) le solaire pas loin non plus.

    Le MWh solaire thermique pour les réseaux de chaleur avec « stockage saisonnier » selon une étude très récente est en moyenne à 36 euros en Allemagne (à comparer au gaz qui fluctue entre 28 et 35 euros le MWh mais le cours du C02 remonte rapidement et celui du gaz relativement aussi).

    Selon l’étude également récente de Pacific Gaz la méthanation dont le rendement industriel est désormais de plus de 80% (suite entre autres au programme européen Helmet) est compétitive aux batteries, elles-mêmes compétitives aux centrales thermiques gaz aux Etats-Unis, où pourtant le prix du gaz est particulièrement bas.

    Bref comme d’habitude cherchez l’erreur !

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