Au Danemark, l’éolien représente 43% du mix électrique national

Au Danemark, l’éolien représente 43% du mix électrique national

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Selon un communiqué du ministère danois de l’Energie publié jeudi 11 janvier 2018, l’énergie éolienne a assuré 43,4 % de la consommation électrique du pays scandinave en 2017. Un nouveau record dû aux bonnes conditions de vent et qui concrétise les efforts consentis par les gouvernements danois successifs en faveur du développement de l’éolien terrestre et offshore.

Longtemps dépendant de ses importations d’énergie, le Danemark a commencé à investir massivement dans l’éolien à la fin des années 1970, pour en faire aujourd’hui une source d’énergie majeure à l’échelle nationale. Ce petit pays du nord de l’Europe, sans relief et bordé par la mer, a très vite su se positionner sur le secteur des énergies propres, en misant très tôt sur l’éolien, aussi bien terrestre qu’offshore. Il est d’ailleurs l’un des pays pionniers en la matière, et est devenu en quelques années le 7e producteur d’électricité éolienne d’Europe, avec 12 782 TWh en 2016, derrière la Suède (14 200 TWh), l’Italie (17 455 TWh), la France (20 700 TWh), le Royaume-Uni (37 251 TWh), l’Espagne (50 157 TWh) et l’Allemagne (79 800 TWh).

Indépendance énergétique du Danemark

La production éolienne au Danemark a même franchi un nouveau palier en 2017 en assurant 43,4% des besoins en électricité du pays. « Grâce à ce nouveau record pour l’éolien, le Danemark hisse un drapeau vert sur la carte du monde », s’est félicité le ministre de l’Energie Lars Chr. Lilleholt, dans un communiqué. « Nous sommes parvenus à produire de grandes quantités d’énergie éolienne et d’autres sources d’énergie durables tout en conservant un haut degré de sécurité d’approvisionnement ». Notre pays « est en bonne voie pour dépasser ses objectifs énergétiques » qui visent 50% de renouvelables en 2030 (contre un tiers actuellement) et zéro énergie fossile en 2050, a-t-il ajouté.

Si le Danemark importe toujours d’importantes quantités d’énergie de Norvège (hydroélectrique), de Suède (nucléaire) et d’Allemagne (solaire), afin de compléter sa production d’électricité, il prévoit désormais d’investir dans le stockage d’électricité afin de renforcer son indépendance et la sécurité de son approvisionnement, en partie tributaire des conditions météorologiques.

Crédits photo : Dortek

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

    • Les avis de Rémi Prud’homme et de la World nuclear association c’est aussi objectif, sérieux et fiable que des producteurs de pesticides chimiques comme Monsanto sur l’agriculture bio lol !

      La réalité est que la tendance à la réduction des émissions est plus forte au Danemark qu’en France depuis plusieurs années comme déjà démontré, que leur réseau est plus fiable que le nôtre, qu’ils sont mieux classés en efficacité énergétique, qu’ils exportent plus que nous par habitant dans les secteurs cleantech depuis des années, que net de taxes (quelques 80% qui vont plutôt à l’Etat danois comme s’en plaignent les producteurs de renouvelables comme Orsted ex-Dong, mais aussi à l’efficacité énergétique dont les danois profitent) le coût de l’électricité n’est pas si élevé et tend à augmenter moins vite que chez nous désormais.

      Que de plus ils battent des records non seulement dans le production de renouvelables dont la part est élevé et augmente correctement mais aussi dans le prix au MWh éolien dont offshore avec les prix parmi les plus bas d’Europe dont on aimerait bien pouvoir bénéficier en France où en raison du retard pris à cause du monopole nucléaire et de ses rentiers on est obligé de soutenir certaines filières à des prix beaucoup plus élevés qu’au Danemark si l’on ne veut pas être totalement à l’écart de ces secteurs et entièrement dépendants et alors qu’ils sont très pourvoyeurs d’emplois et de savoir-faire en France.

      Rémi Prud’homme et la World nuclear association au lieu de nous faire croire que le Danemark devait s’isoler des capacités de stockage de la Norvège comme nous aurions sans doute dû faire de même entre autres avec la Suisse et se considérer comme un « village gaulois » de l’énergie ce qui va à l’encontre de toute efficacité de réseau et de coûts les plus réduits, feraient mieux d’analyser pourquoi le secteur nucléaire est si durablement endetté et réclame encore des aides aux Etats-Unis entre autres malgré sa très grande ancienneté. Comment combler les dettes de ces secteurs sans nouvelles augmentations de capital etc régulières et résoudre les problèmes à venir qui sont chaque fois sous estimés et reportés comme encore récemment le 04 janvier 2018 après les augmentations de capital importantes de ces dernières années :

      « Nucléaire : EDF contraint de revoir à la hausse ses provisions pour démantèlement »

      « Le taux d’actualisation retenu en 2016 par EDF est de 4,3%. Ce niveau élevé fait planer un doute sur la capacité de l’entreprise à couvrir ses charges futures »… « si une décision similaire était imposée à EDF, l’électricien devrait provisionner 6 milliards d’euros supplémentaires », poursuivent les députés.

      https://www.actu-environnement.com/ae/news/nucleaire-demantelement-dechets-edf-taux-actualisation-provision-30389.php4

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      • Il suffit de consulter régulièrement ce site: https://www.electricitymap.org/?wind=false&solar=false&page=highscore
        pour constater:
        1) que l’électricité Danoise est encore une des plus carbonée d’Europe.
        2) que l’électricité française est une des moins carbonée d’Europe.
        3) que l’alimentation en électricité du Danemark dépend largement de ses voisins norvégien (hydraulique), Suédois (Hydraulique et nucléaire) et Allemand (Charbon).
        Concernant les prix, il suffit simplement de rappeler que le consommateur français paie son électricité 2 fois moins chère que le consommateur allemand. Une hausse de simplement 20% du prix de vente de l’électricité française suffirait au bonheur d’EDF.
        4) que les pays ayant l’électricité la moins carbonée ont toujours (sauf la Norvège) un parc nucléaire.
        5) qu’un parc important d’ENR n’est pas gage d’une électricité décarbonné.

        Autres remarques:
        1) concernant les difficultés du nucléaire US, ils sont dus à la concurrence du gaz de schiste et du charbon.
        2) Le parc éolien allemand (50 GW) interdit, lors des périodes venteuses tout bénéfice aux Danois. Les prix de l’électricité deviennent négatifs au profit de leur voisin norvégien ( voir les 24 et 25 décembre dernier).
        Les antinucléaires deviennent quasiment climato-sceptique et pro Trump dans leur ardeur à nous vendre les ENR. 100% d’ENR c’est possible uniquement si on accepte les coupures d’alimentation, les pénurie la majorité du temps (80%) et le gaspillage à certaines périodes.

        Concernant le démantèlement j’aimerais connaitre le coût du démantèlement des plateformes off shore.

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        • @ Hector :

          1) Normal le Danemark, comme l’Allemagne ou la Pologne etc ont encore du gaz et/ou du charbon que nous n’avons plus. Par contre les énergies renouvelables sont moins émissives que le nucléaire et le Danemark progresse plus vite que nous (voir la pente des courbes de baisse des émissions par pays ci-dessous). En plus vous ne comptabilisez pas les émissions « importées » par les produits manufacturés à l’étranger alors que le Danemark est moins un pays de services que nous qui avons donc comparativement plus de progrès à faire

          https://data.worldbank.org/indicator/EN.ATM.CO2E.PC?locations=DK-FR-DE

          2) Pour le moment mais nous importons toujours 50% d’énergies fossiles et avons la même part de dépendance depuis environ 25 ans donc aucune progression en la matière et ce en grande partie à cause de notre monopole nucléaire qui avait tout intérêt à ce que nous consommions, comme il avait tout intérêt à ce que nous ne fassions pas de solaire thermique, secteur toujours bloqué par le calcul mis en place dans la RT 2012 et qui va singulièrement nous nuire.

          3)a) La part d’énergie locale renouvelables produite par le Danemark est de plus en plus importante et il n’a donc guère de dépendance de production (moins que nous qui importons beaucoup toutes énergies confondues). Il est plus rentable pour le Danemark, la Norvège, la Suède et l’Allemagne du Nord et plus de coopérer dans leurs échanges d’énergies afin d’en faire baisser les coûts tout comme nous coopérons avec nos voisins dont la Suisse pour du stockage etc. Le réseau Entso-e de 41 opérateurs et 34 pays fait de même et traite lui aussi par exemple les goulots d’étranglements du réseau pour dans quelques années permettre l’économie de plus de 500 TWh d’énergie par an (à comparer à nos 430 TWh de consommation moyenne annuelle). Donc c’est intelligent économiquement et techniquement de coopérer avec ses voisins comme le font les scandinaves et plus.
          b) Il y a quelques 80% de taxes sur le prix de l’électricité danoise dont la taxe d’efficacité énergétique et même un impôts d’état qui ne concerne pas l’électricité. Cette taxe d’efficacité énergétique permet aux danois d’être mieux classés que nous en efficacité énergétique (tout comme les allemands) et d’avoir un réseau beaucoup plus sécurisé (moins de pannes que chez nous) tout comme l’Allemagne (comparez les classements annuels, vous verrez). Par contre supprimez ces taxes et comparez les coûts réels de l’électricité et vous verrez que le Danemark est dans la bonne moyenne européenne et le prix de l’électricité hors taxes pour ses entreprises est similaire au nôtre. EDF a besoin d’une électricité à 50 euros le MWh mais réclame des rallonges et augmentations de capital régulièrement et çà va continuer avec les démantèlements/stockage comme toujours. De plus un EPR produit à près de 130 euros le MWh désormais en France et tous frais non inclus. Personne ne pense que çà peut être compétitif comparé aux renouvelables dont les prix ne cessent de baisser et son en retard en France où l’on cherche à juste titre à défendre ces filières sinon devoir acheter tout ailleurs et perdre tous les marchés.

          4 et 5) Les énergies renouvelables étant moins émissives que le nucléaire, les îles, états, régions qui commencent à passer aux 100% renouvelables sont forcément par nature moins émissives que nous. Regardez la pente de réduction des émissions du Danemark et vous verrez que nous serons bientôt dépassés par eux et d’autres pays si nous ne rattrapons pas notre retard dans les renouvelables et efficacité énergétique.

          Autres remarques

          1) les difficultés du nucléaire sont mondiales : Toshiba, Westhinghouse, Areva, EDF, les groupes suisses etc Rosatom est amplement soutenu par l’état russe est ses contrats sont principalement politiques (pays en zones tendues type Egypte, Soudan etc avec intérêts militaires) tout comme pour la Chine qui n’arrive guère à faire baisser ses prix malgré les quantités de centrales qu’elle construit chez elle.
          2) Les prix négatifs ne sont pas fait pour durer mais ont l’avantage de permettre des offres réduites aux entreprises et personnes mais surtout de permettre le développement plus rapide des capacités de stockage qui ont la meilleure réponse aux variations du réseau (qu »elles soient liées aux renouvelables ou aux variations de consommation ou de climat etc) avec un bien meilleur bilan, rendement etc et sous peu meilleur coût (c’est déjà le cas dans plusieurs pays). Les opérateurs qui n’avaient pas vu venir la baisse des renouvelables et ont investi par exemple dans le gaz (EON) sont donc obligés d’investir dans le stockage, d’où les achats des récentes années et la hausse exponentielle à venir du secteur.
          3) Concernant votre vision très personnelle des 100% renouvelables : je vous rappelle qu’il y a quelques années ont disait que l’on ne pouvait accueillir 30% d’énergies intermittentes en France. Désormais le scénario Ampère de RTE souligne que 50% d’énergie renouvelables avec 46% de nucléaire est plus économique que la situation actuelle et permet une réduction des émissions. Et les récents débats estiment que l’on peut aller plus loin encore.
          Pour le démantèlement : nul besoin de démanteler une éolienne offshore, le repowering est partiel et au pire on la remplace et la recycle régulièrement. C’est encore plus simple pour une éolienne flottante que l’on ramène à terre.

          Conclusion : vous n’avez pas l’habitude de travailler dans le domaine de l’énergie alors vous faites des estimations de court terme en pensant que c’est un débat bi-partisan « écolo-nucléo » en lisant des sites de lobbying et en reprenant leurs arguties non scientifiques ni économiques, sans tenir compte de tous les paramètres et alors que de nombreux scientifiques et autres professionnels et économistes réalisent des études et modélisations prospectives constamment mises à jour et poussées. Les équipes de Stanford et d’autres par exemple intègrent les données de consommation/production/climat etc minute par minute et plus et ce sur de nombreuses années, toutes situations climatiques extrêmes et même souvent jamais connues inclues, pour proposer des scénarii 100% renouvelables en soulignant que l’on peut faire varier ces mix et soulignent les économies comme gains d’émissions réalisés (voyez par exemple The Solutions Project pour la partie France). Ils sont confirmés chaque fois par les opérateurs de réseau en charge de l’équilibre, de l’économie et de la sûreté de ces réseaux donc les mieux placés pour juger. En conséquence regardez l’évolution énergétique mondiale de ces dernières années, il est facile en analysant sur plusieurs années de voir les secteurs qui se développent les plus malgré d’anciens lobbies et rentiers qui au lieu de s’adapter tentent de conserver leurs rentes tant qu’ils peuvent comme les frères Koch aux Etats-Unis avec Trump mais qui sont en train de perdre la partie. Pourquoi croyez vous qu’EDF après Engie et de multiples autres se tourne avec l’éolien et d’autres renouvelables vers le solaire (30 GW avant 2035) alors qu’il est endetté. Essayez un peu d’anticiper avec les chiffres réels tous paramètres inclus au lieu de croire que l’avenir n’est qu’une continuité du passé sinon vous serez constamment dépassé.

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